Éditoriaux du Secrétaire général de FO

JC Mailly : « La liberté de négociation ne s’use que si l’on ne s’en sert pas »

, Jean-Claude Mailly

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Force Ouvrière est signataire de l’accord national interprofessionnel sur la formation professionnelle négocié avec les organisations patronales.

Comme je le dis régulièrement, quand on est d’accord on signe et on défend, quand on n’est pas d’accord on ne signe pas et on combat.

Le texte auquel nous sommes parvenus est ce qu’on appelle un bon compromis. Il renforce les droits des salariés.

Par exemple, le plafond d’heures pour le CPF passe de 150 à 400 heures (550 heures pour les moins qualifiés).

Nous avons bataillé et obtenu que les droits des salariés avec le CIF soient maintenus, seule la dénomination change, le CIF s’appelant dorénavant CPF de transition professionnelle.

Des moyens financiers sont par ailleurs accordés pour l’accompagnement gratuit des salariés avec le CEP (conseil en évolution professionnelle).

L’opiniâtreté syndicale a donc pu être efficace.

Comme souvent, cet accord nécessite des modifications législatives de la responsabilité des pouvoirs publics (gouvernement et Parlement).

Force Ouvrière entend bien agir pour que le contenu de cet accord soit respecté.

Les déclarations intempestives de la ministre du Travail, parlant de « big bang » à venir, sont au mieux maladroites, au pire inacceptables.

Et qui dit big bang doit s’attendre à avoir un effet boomerang.

De tout temps, Force Ouvrière a marqué son attachement à la liberté de négociation et celle-ci ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. 

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Éphéméride

25 mai 1871

Mort de Charles Delescluze, journaliste et révolutionnaire français
Passionné de la liberté et de la justice, il participa à la révolution de 1830 et fut un des animateurs de la société secrète des « Droits de l’Homme ». Dès le début de la Révolution de 1848, il fut nommé commissaire du gouvernement dans le Nord et le Pas-de-Calais. Il lança en mai 1848 un quotidien : La (...)

Passionné de la liberté et de la justice, il participa à la révolution de 1830 et fut un des animateurs de la société secrète des « Droits de l’Homme ». Dès le début de la Révolution de 1848, il fut nommé commissaire du gouvernement dans le Nord et le Pas-de-Calais. Il lança en mai 1848 un quotidien : La Révolution démocratique et sociale où il attaquait avec virulence la politique réactionnaire de Louis-Napoléon et de Cavaignac. Delescluze fut, à la suite de sa courageuse campagne de presse, condamné et déporté à Cayenne. Après son amnistie, il créa Le Réveil, porte-drapeau de la démocratie socialiste. Au lendemain de la chute de l’Empire, il est député à l’Assemblée nationale et, le 26 mars 1871, élu à la Commune de Paris, où il joua un rôle de premier plan.