Éditoriaux du Secrétaire général de FO

JC Mailly : « Le réformisme militant, marque de fabrique de notre syndicalisme »

, Jean-Claude Mailly

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Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

Notre Comité confédéral national, le « parlement » de FO, s’est tenu à Paris la semaine dernière.

Comme d’habitude, une résolution a été adoptée, qui constitue le mandat pour les mois à venir jusqu’au congrès confédéral. Elle souligne les principales positions et revendications et appuie l’action du 10 octobre des fédérations de la fonction publique.

S’agissant des ordonnances sur le Code du travail, le Comité confédéral national a réalisé l’importance du travail effectué par la confédération durant trois mois de concertation, ce qui a permis le maintien de certaines garanties et le blocage de plusieurs dispositions.

Pour autant, nombre de mesures inacceptables figurent dans les ordonnances, ce que nous avons toujours expliqué, mesures inacceptables dont nous demandons le retrait. C’est pourquoi, sur ce point comme sur d’autres risques qui se profilent (Assurance chômage, formation professionnelle, service public républicain, retraites), le CCN considère qu’une mobilisation interprofessionnelle est nécessaire avant la ratification des ordonnances. Nous prendrons donc contact avec les autres confédérations dans les jours à venir. Dans tous les cas, cette journée de mobilisation aura lieu.

Comme souvent à FO, les débats sont nourris et vifs. Si je tenais à caractériser ce CCN, je dirais qu’il a acté une pratique réformiste et une action contestataire.

Comme toujours, c’est aussi une question de dosage dans un contexte général politique, économique et social. Au final, ce qui compte c’est comment on est le plus efficace possible pour les salariés en restant nous-mêmes, libres et indépendants.

Cela s’appelle le réformisme militant, marque de fabrique de notre syndicalisme.

À FO, il y a des minoritaires et des majoritaires, mais il ne saurait y avoir des majorités et des minorités.

Ainsi, comme l’expliquaient nos anciens, Léon Jouhaux comme Robert Bothereau : Notre syndicalisme n’est pas seulement revendicatif, il doit être réalisateur, y compris pour viser l’émancipation des travailleurs.

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Éphéméride

18 juillet 1863

Naissance de Georges Yvetot
Naissance de Georges Yvetot, syndicaliste révolutionnaire, une des figures représentatives de la confédération générale du travail, avant la première guerre mondiale. Ouvrier typographe, il milita d’abord dans le mouvement coopératif, puis sous l’influence de Pelloutier, il devient un des animateurs les (...)

Naissance de Georges Yvetot, syndicaliste révolutionnaire, une des figures représentatives de la confédération générale du travail, avant la première guerre mondiale. Ouvrier typographe, il milita d’abord dans le mouvement coopératif, puis sous l’influence de Pelloutier, il devient un des animateurs les plus passionnés et les plus résolus du syndicalisme libertaire. Après la mort de Fernand Pelloutier, il dirigea la Fédération des Bourses, dans la conception révolutionnaire de son maître. Dans ses articles virulents de La Voix du Peuple, et dans ses brochures, intitulées : L’ABC syndicaliste et Manuel du Soldat, Yvetot préconisa la grève générale t l’action directe pour une révolution sociale qui abolit radicalement la propriété individuelle et le système capitaliste de la production. Au Congrès de Bourges de 1904, il défendit l’indépendance syndicale et combattit la collaboration avec les partis politiques. Pour sa propagande antimilitariste acharnée et irréductible, il fut souvent poursuivi par les gouvernements et emprisonné à la Santé et à Clairvaux. Pour son intransigeance doctrinale et pour sa réputation de vouloir « mordre » ses ennemis, on l’avait surnommé le « bouledogue » de la CGT. Yvetot fut un exemple de courage, de désintéressement, de modestie et de loyauté et comme disait Marcel Sembat, lors d’un procès d’Yvetot à Nantes, lorsqu’il fut condamné à quatre ans de prison pour agitation antimilitariste, « c’est un militant ardent et sincère, d’une grande droiture d’âme, au langage vif et châtié ».