Éditoriaux du Secrétaire général de FO

JC Mailly : « Rejeter ce que nous condamnons et valider ce que nous obtenons »

, Jean-Claude Mailly

Recommander cette page

Les ordonnances sur le Code du travail ont été signées puis publiées au Journal officiel.

Comme je l’ai déjà souligné, outre des garanties obtenues et des régressions que nous avons évitées, elles comportent de nombreux éléments inacceptables que nous rejetons et nous continuerons à peser sur les décrets à venir tout en examinant les recours juridiques possibles.

Dans cette affaire, deux tactiques syndicales ont été observées :

  • l’une, dont la nôtre, visant à discuter jusqu’au bout pied à pied ;
  • l’autre évitant la discussion et entrant après coup dans des manifestations.

L’Histoire montrera ce qui, dans le contexte actuel, aura été le plus efficace pour les travailleurs, y compris compte tenu des dossiers lourds à venir. Cette semaine, notre argumentaire détaillé sera publié à destination de toutes nos structures.

Ces ordonnances s’inscrivent dans une logique néolibérale en vigueur dans le monde et en Europe. Elles ne sont pas équilibrées, raison pour laquelle nous avons, partout où nous avons été consultés, voté contre.

Dans l’immédiat, nous avons garanti en particulier l’existence des différents niveaux de négociation et la négociation par les syndicats dans les entreprises de plus de cinquante salariés.

Rejeter ce que nous condamnons et valider ce que nous obtenons, telle est la ligne de conduite du Bureau confédéral. 

 

A propos de cet article

Sur l’auteur

Sur le même sujet

Vidéos sur le même sujet

Mots-clés associés

En complément

Newsletter - Éditoriaux

Abonnez-vous à la lettre d’information « Éditoriaux du Secrétaire général de FO »

Éphéméride

18 juillet 1863

Naissance de Georges Yvetot
Naissance de Georges Yvetot, syndicaliste révolutionnaire, une des figures représentatives de la confédération générale du travail, avant la première guerre mondiale. Ouvrier typographe, il milita d’abord dans le mouvement coopératif, puis sous l’influence de Pelloutier, il devient un des animateurs les (...)

Naissance de Georges Yvetot, syndicaliste révolutionnaire, une des figures représentatives de la confédération générale du travail, avant la première guerre mondiale. Ouvrier typographe, il milita d’abord dans le mouvement coopératif, puis sous l’influence de Pelloutier, il devient un des animateurs les plus passionnés et les plus résolus du syndicalisme libertaire. Après la mort de Fernand Pelloutier, il dirigea la Fédération des Bourses, dans la conception révolutionnaire de son maître. Dans ses articles virulents de La Voix du Peuple, et dans ses brochures, intitulées : L’ABC syndicaliste et Manuel du Soldat, Yvetot préconisa la grève générale t l’action directe pour une révolution sociale qui abolit radicalement la propriété individuelle et le système capitaliste de la production. Au Congrès de Bourges de 1904, il défendit l’indépendance syndicale et combattit la collaboration avec les partis politiques. Pour sa propagande antimilitariste acharnée et irréductible, il fut souvent poursuivi par les gouvernements et emprisonné à la Santé et à Clairvaux. Pour son intransigeance doctrinale et pour sa réputation de vouloir « mordre » ses ennemis, on l’avait surnommé le « bouledogue » de la CGT. Yvetot fut un exemple de courage, de désintéressement, de modestie et de loyauté et comme disait Marcel Sembat, lors d’un procès d’Yvetot à Nantes, lorsqu’il fut condamné à quatre ans de prison pour agitation antimilitariste, « c’est un militant ardent et sincère, d’une grande droiture d’âme, au langage vif et châtié ».