Éditoriaux de Jean-Claude Mailly

JC Mailly : « Rejeter ce que nous condamnons et valider ce que nous obtenons »

, Jean-Claude Mailly

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Les ordonnances sur le Code du travail ont été signées puis publiées au Journal officiel.

Comme je l’ai déjà souligné, outre des garanties obtenues et des régressions que nous avons évitées, elles comportent de nombreux éléments inacceptables que nous rejetons et nous continuerons à peser sur les décrets à venir tout en examinant les recours juridiques possibles.

Dans cette affaire, deux tactiques syndicales ont été observées :

  • l’une, dont la nôtre, visant à discuter jusqu’au bout pied à pied ;
  • l’autre évitant la discussion et entrant après coup dans des manifestations.

L’Histoire montrera ce qui, dans le contexte actuel, aura été le plus efficace pour les travailleurs, y compris compte tenu des dossiers lourds à venir. Cette semaine, notre argumentaire détaillé sera publié à destination de toutes nos structures.

Ces ordonnances s’inscrivent dans une logique néolibérale en vigueur dans le monde et en Europe. Elles ne sont pas équilibrées, raison pour laquelle nous avons, partout où nous avons été consultés, voté contre.

Dans l’immédiat, nous avons garanti en particulier l’existence des différents niveaux de négociation et la négociation par les syndicats dans les entreprises de plus de cinquante salariés.

Rejeter ce que nous condamnons et valider ce que nous obtenons, telle est la ligne de conduite du Bureau confédéral. 

 

A propos de cet article

Sur l’auteur

Jean-Claude Mailly

Secrétaire général de FO


Marche générale de l’Organisation - Expression publique - Relations avec les Fédérations Nationales et les Unions Départementales - CSI/CES


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Site internet : https://twitter.com/jcmailly

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Éphéméride

26 avril 1909

Grève des ouvriers des carrières en Seine-et-Oise et en Seine-et-Marne
Au début du siècle, les travailleurs de cette corporation étaient les plus exploités. Leurs salaires n’atteignaient pas plus de 39 à 40 centimes par heure ; ils devaient travailler comme des forçats et dans les plus mauvaises conditions d’hygiène. La nuit, ils couchaient sur des fours à plâtre d’où (...)

Au début du siècle, les travailleurs de cette corporation étaient les plus exploités. Leurs salaires n’atteignaient pas plus de 39 à 40 centimes par heure ; ils devaient travailler comme des forçats et dans les plus mauvaises conditions d’hygiène. La nuit, ils couchaient sur des fours à plâtre d’où émanaient des gaz asphyxiants qui faisaient parfois des victimes. Des repas infects leur étaient servis et on leur imposait une certaine consommation d’alcool. Les vêtements qui leur étaient fournis étaient coupés dans des sacs à plâtre. Cette situation révoltante poussèrent les travailleurs à présenter des revendications afin d’obtenir une amélioraiton de leur sort misérable : le relèvement des salaires et la suppression du couchage sur les fours à plâtre. Mais les patrons refusèrent toutes discussions et de leur accorder ce qu’ils demandaient. C’est alors qu’ils se mirent en grève pour mettre fin aux abus et a leur exploitation qui n’avaient que trop duré.