Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes : le temps des actes est venu !

Communiqué de FO par Marjorie Alexandre

Selon la Confédération Syndicale Internationale (CSI), près de 818 millions de femmes ont été victimes de violence ou de harcèlement au travail. Six européennes sur dix sont confrontées au moins une fois au cours de leur carrière à des violences sexistes ou sexuelles au travail, en France cela concerne un peu plus d’une femme sur deux.

Au lendemain de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Force Ouvrière rappelle, aux côtés de la CSI et de la Confédération Européenne des Syndicats (CES), l’engagement de la France de ratifier au plus vite la convention n°190 (C190) de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sur les violences sexuelles et sexistes au travail adoptée en 2019 après plusieurs années de mobilisation des syndicats à travers le monde. FO s’en félicite car cette convention et sa recommandation seront des éléments clé pour lutter contre ce fléau, mais aussi contre les impacts des violences conjugales au travail.

L’année 2020 sera l’année de tous les défis avec la révision de la déclaration et de la plateforme de Beijing, qui visent également à mettre fin à la violence faite aux femmes au niveau international, à l’occasion du 25e anniversaire de cette déclaration et avec l’entrée en vigueur de la C190 de l’OIT.

Ainsi, FO, aux côtés de la CES, revendique au niveau européen :

  L’adhésion de l’Union Européenne à la Convention d’Istanbul contre les violences faites aux femmes du Conseil de l’Europe
  L’ajout du féminicide (138 en France depuis le début de l’année) à la liste des crimes de l’UE permettant l’émission d’un mandat d’arrêt européen
  La ratification rapide de la C190 de l’OIT par les États membres de l’UE
  La meilleure mise en œuvre de l’accord-cadre des interlocuteurs sociaux européens sur le harcèlement et la violence au travail

Au niveau national, le Grenelle pour lutter contre les violences conjugales s’achève. FO regrette la limitation du dialogue social à une simple audition par un groupe de travail consacré au « monde du travail », et ce malgré le rôle décisif des représentants du personnel au quotidien dans la défense et l’accompagnement des victimes de violences sexuelles ou sexistes sur le lieu de travail. FO restera donc vigilante sur les conclusions du Grenelle afin que celui-ci ne se limite pas à une opération de communication.

Pour Force Ouvrière, la lutte contre les violences faites aux travailleuses passe par la ratification de la Convention 190 de l’OIT, et nécessite un dialogue social de qualité au niveau national, avec une réelle prise en compte de nos revendications, et donc des moyens juridiques et financiers à la hauteur des enjeux.

Marjorie Alexandre Secrétaire confédérale au Secteur International, Europe et Migrations

Les derniers communiqués Tous les communiqués

Après le 5 décembre, déterminé-es pour gagner !

Communiqué de FO

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL, FIDL et UNEF se félicitent de l’ampleur des mobilisations par la grève lancée ce 5 décembre et par la participation massive aux manifestations organisées partout dans le pays.

Ouverture de la COP 25 : des mesures sociales doivent accompagner la transition vers une économie bas carbone

Communiqué de FO par Béatrice Clicq, Marjorie Alexandre

La Conférence des Parties (COP) s’ouvre cette semaine à Madrid. Depuis plusieurs années, FO est partie prenante de la délégation syndicale internationale, avec la CSI (Confédération syndicale internationale), pour y porter l’exigence d’une action coordonnée des États, intégrant l’impératif de la justice (...)

Non, la réforme des retraites ne réduira pas les inégalités femmes hommes !

Communiqué de FO par Béatrice Clicq, Michel Beaugas

L’un des arguments les plus souvent utilisés par les promoteurs du régime unique par points est qu’il améliorerait la situation des femmes à la retraite. Or l’Institut de la Protection Sociale (IPS) a publié un rapport pointant les impacts négatifs du projet qui conduirait de fait à « une baisse de retraite programmée pour de nombreuses femmes ».