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L’avenir des salariés de Renault passe par la pérénité de l’alliance : un enjeu de gouvernance pour la suite

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Lundi 19 novembre 2018, nous apprenions par voie de presse les accusations dont fait l’objet le P-DG de Renault, Carlos Ghosn. C’est un retentissement planétaire, l’Alliance étant devenue l’affaire de tous les salariés des trois entreprises Renault, Nissan et Mitsubishi. De ce fait, ce qui se passe chez Nissan, impacte naturellement Renault.

C’est un modèle unique et un projet commun portés et incarnés par un homme. Les organisations, les projets et les investissements sont largement inscrits dans les synergies créées avec chaque constructeur, et une stratégie commune qui se décline et s’adapte pour chacune des 12 marques.

Nous attendons de l’État, en tant qu’actionnaire à hauteur de 15 %, qu’il joue son rôle au sein de la gouvernance de Renault afin de préserver les perspectives d’avenir pour l’Alliance dans le respect mutuel, avec une collaboration équilibrée et de confiance, en droite ligne avec ses préceptes d’origine.

En ce qui concerne l’avenir, quelles que soient les évolutions éventuelles, nous resterons vigilants pour préserver les intérêts des salariés de Renault et des trois entreprises, en tenant compte de leur identité et de leurs valeurs spécifiques.

Les liens tissés en 19 ans sont tels, qu’un retour en arrière ne serait pas sans conséquences pour chacun des constructeurs. L’Alliance est aussi vitale pour Renault que pour Nissan.

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