La culture, prochaine victime des restrictions budgétaires ?

Moselle par Mathieu Lapprand

Les salariés du Conseil départemental de la Moselle se mobilisent contre des restrictions budgétaires et le risque de fermetures de sites.

« Culture en danger ». C’est par cette banderole noire que les visiteurs du parc archéologique de Bliesbruck-Reinheim en Moselle sont accueilllis. En effet, ce ne sont pas moins de huit sites culturels mosellans qui seraient menacés par les restrictions budgétaires envisagées par le Conseil départemental.

Le parc archéologique Européen de Bliesbruck-Reinheim, l’étang du Lindre, le château de Malbrouck, le musée de Gravelotte, les jardins fruitiers de Laquenexy ou encore la maison de Robert Schuman, le musée Georges de la Tour ou le musée du Sel à Marsal sont les sites dont l’avenir est incertain selon les syndicats. Mais au-delà de la pérennité de ces sites, les conditions de travail des agents sont en péril. Des suppressions d’emplois seraient également envisagées ; elles pourraient entraîner la fin des fouilles archéologiques ou encore la disparition de différentes manifestations culturelles.

Selon Gilbert Chaumont, du syndicat FO du Conseil départemental, « c’est un plan social à l’encontre du personnel » qui est en préparation. Avant une réunion avec l’ensemble des agents pendant la dernière semaine d’août, les salariés informent les visiteurs du risque de fermeture des sites visités. Et c’est pourquoi l’intersyndicale prévient : « Profitez bien de Vita Romana (reconstitution de la vie quotidienne dans la Rome antique) avant que Moselle Passion ne devienne Moselle Dépression ».

Mathieu Lapprand Journaliste à L’inFO militante