Communiqué de FO

La fausse piste du CDI « mobilité » hôtellerie-restauration

, Michel Beaugas

Recommander cette page

Force Ouvrière revendique depuis plusieurs années la mise en place d’un système de bonus-malus afin de responsabiliser les entreprises dans leur pratique de recours aux contrats à durée limitée et ainsi éviter les abus.

Prétextant les différentes interventions du Président de la République sur le sujet, les entreprises tentent de proposer des dispositifs pour échapper à ce système. Le dernier en date est le « CDI Mobilité de l’Hôtellerie et Restauration ».

Ainsi, le secteur de l’hôtellerie-restauration, connu pour recourir de manière massive aux contrats précaires, propose de mettre en place un nouveau type de CDI, calqué sur le modèle du CDI intérimaire. A cette fin, les entreprises du secteur se disent même prêtes à s’acquitter d’une double cotisation : celle, « classique », d’assurance chômage et celle dite de « sécurisation ».

Toutefois, Force Ouvrière considère que ce système calqué sur le CDI intérimaire ne sécuriserait en rien le salarié (absence d’indemnité de fin de mission, période d’intermission où le salarié doit se tenir à la disposition de l’agence, obligation d’accepter des missions mêmes moins bien rémunérées et/ou loin du domicile de l’intérimaire) et n’y est donc pas favorable ! FO relève que ce contrat déporterait au niveau de la branche une partie de l’indemnisation du chômage, ce qui génèrerait des inégalités de traitement face au chômage en fonction de son secteur de métier.

A propos de cet article

Sur l’auteur

Michel Beaugas

Secrétaire confédéral au Secteur de l’Emploi et de la Formation professionnelle


  • Assurance chômage
  • Formation professionnelle continue
  • Politiques de l’Emploi
  • Travail temporaire et travail saisonnier
  • Service informatique (dont e-FO)

Envoyer un message à Michel Beaugas

Sur le même sujet

Mots-clés associés

En complément

Newsletter - Communiqués

Abonnez-vous à la lettre d’information « Communiqués de Force Ouvrière »

Éphéméride

20 février 1908

12 militants de la CGT accusés d’injure à l’armée et de provocation à la désobéissance
Procès retentissant de douze militants de la CGT, accusés par le gouvernement Clemenceau d’injure à l’armée et de provocation à la désobéissance. Le prétexte de ce procès, que Jaurès jugea odieux et contraire au droit, fut le fameux Manifeste adressé à la classe ouvrière et signé par les 77 membres du (...)

Procès retentissant de douze militants de la CGT, accusés par le gouvernement Clemenceau d’injure à l’armée et de provocation à la désobéissance. Le prétexte de ce procès, que Jaurès jugea odieux et contraire au droit, fut le fameux Manifeste adressé à la classe ouvrière et signé par les 77 membres du Comité confédéral, dans lequel la CGT protesta avec énergie contre les tueries abominables de Narbonne et félicitait les soldats qui avaient refusé de tirer sur les ouvriers. cette affaire, venue devant la Chambre, le ministre de la Justice Briand désavoua l’avocat général. Le gouvernement qui voulait atteindre la CGT, fut ridiculisé et condamné. Le jury acquitta les douze militants, parmi lesquels figuraient Griffuelhes, Merrheim, Pouget, Luquet, Delesalle, Monatte, Janvion. L’acquittement a produit une grande joie parmi les travailleurs et a donné une stimulation morale encore plus forte à l’action syndicale.