Revue de presse

La loi Travail travaille-t-elle les candidats ?

, Michel Pourcelot

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©Michel GAILLARD/REA

Un an après son imposition à coup de 49.3, la Loi Travail ne fait plus guère, en pleine campagne présidentielle, la « une » des grands médias. Ils ont néanmoins cherchés les positionnements sur le sujet des candidats favoris des sondages. Aperçus.

Le Figaro
La loi Travail est au cœur de l’élection présidentielle alors que trois candidats - Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen - souhaitent l’abroger. Si Emmanuel Macron s’inscrit au contraire dans son sillage, François Fillon veut quant à lui aller plus loin pour libérer le travail.

Les Échos
Emmanuel Macron et François Fillon assument, même si le candidat de la droite ne le reconnaît pas volontiers, l’héritage de la loi El Khomri en allant un cran plus loin. Pour eux deux, le niveau pertinent de dialogue social est l’entreprise. Bref, l’inversion des normes. Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon veulent, eux, abroger la loi travail et s’opposent, eux aussi, à toute inversion de la hiérarchie des normes qui conduirait, selon eux, à un Code du travail à la carte. Benoît Hamon a clairement indiqué qu’il rétablirait le principe de faveur selon lequel les conventions, accords d’entreprise ou contrats de travail ne peuvent pas être moins favorables aux salariés que la loi.

Capital
Emmanuel Macron promet de favoriser le dialogue social, tout en annonçant qu’il passera par des ordonnances pour simplifier le code du travail et pour rendre la loi El Khomri beaucoup plus radicale. La carotte et le bâton, mais attention : tenu par une main gantée de velours. Toujours est-il que le 49-3 si contesté sous Valls pourrait passer pour une aimable taquinerie face aux ordonnances d’Emmanuel Macron. A propos de Hollande, Martine Aubry avait lancé : Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. Avec Macron, le loup est déguisé en mère-grand, comme dans le Petit chaperon rouge. Avec de beaux habits électoraux.

Ouest-France
Emmanuel Macron désire à son arrivée au pouvoir réformer la législation du travail par le biais d’ordonnances. Un choix qu’a violemment contesté son opposante Marine Le Pen. Pour la présidente du FN, Emmanuel Macron a mis en place la loi El Khomri qui a précarisé les salariés, cette loi El Khomri aurait dû s’appeler la loi Macron s’il n’avait pas quitté le radeau de la Méduse au bon moment. Car c’est lui qui l’a conçue, a poursuivi la candidate FN à la présidentielle.

Le Monde
François Hamon prévoit, quant à lui, que des états généraux du travail seront convoqués avec les partenaires sociaux pour définir les contours de la nouvelle loi travail qui sera déposée devant le Parlement à l’automne et viendra remplacer la loi El Khomri.