Congrès

La Lozère combative et motivée pour défendre le progrès social

, Clarisse Josselin

Recommander cette page

XVIe Congrès de l’union départementale de Lozère.

Le XVIe congrès de l’union départementale de Lozère s’est tenu le 8 octobre à Mende, sous la présidence d’Yves Veyrier, avec une centaine de participants.

« On était une centaine, jamais un congrès n’avait réuni autant de participants dans le département », se réjouit Michel Guiral, le secrétaire général, qui a été réélu à l’unanimité pour un cinquième mandat. A la tribune, une banderole « Non à la loi Travail » symbolisait la grosse bataille menée depuis des mois dans le département contre la volonté gouvernementale d’inverser la hiérarchie des normes et de « remettre en cause des avancées sociales considérables », selon Michel Guiral.

Une dizaine de camarades ont pris la parole pour dénoncer la régionalisation issue de la loi Nôtre, se réjouir de la progression du Snudi-FO dans les écoles ou dénoncer la logique de rentabilité à La Poste.

« L’heure n’est pas à la résignation »

Avec 73 000 habitants, la Lozère est l’un des plus petits départements de France. Les politiques successives de réorganisation des services publics entraînent de nombreuses suppressions d’emplois, notamment à La Poste, dans les finances publiques, à la direction départementale des territoires (DDT) ou dans la justice. Des services sont supprimés ou regroupés, impactant l’emploi et les conditions de travail des agents et posant des problèmes d’accessibilité pour les usagers.

« Pour de nombreux services, le point de non retour a été atteint », dénonce le congrès dans sa résolution. Il regrette que le préfet « n’utilise pas le droit d’alerte lors de l’annonce de certaines fermetures. »

FO a remporté 51 % des voix aux élections à la MSA

« L’heure n’est pas à la résignation mais au combat, à la lutte de tous les instants », prévient Michel Guiral dans son rapport d’activité. A La Poste, FO est parvenue, grâce à sa mobilisation, à limiter la transformation de bureaux en agences postales communales ou relais poste. Le congrès se félicite ainsi du « retour des bureaux de facteurs-guichetiers qui permettent le maintien d’emplois de postiers et offrent un service postal renforcé pour les usagers ». Dans les finances publiques, la mobilisation a aussi permis de conserver à Florac l’un des postes qui devait faire l’objet d’une mutation à Mende. FO continue à se battre en faveur de la création de nouvelles maisons au service public dans des bureaux de poste, un dossier gelé depuis plus d’un an.

La résolution fait du développement syndical l’axe du prochain mandat. Le secrétaire général se montre optimiste, au regard des résultats enregistrés dans le département ces dernières années. Pour les élections MSA, en janvier 2015, FO a présenté des listes dans tous les cantons. « Le camarade a mouillé sa chemise et à l’arrivée, on est passés de 35 % à 51 % des voix, c’est une progression extraordinaire, se félicite Michel Guiral. Partout où on fait des listes, il y a des résultats au bout. »

Appel à la mobilisation pour les élections TPE

FO est également arrivée en première place dans la fonction publique hospitalière en décembre 2014. Elle remporte 47 % chez Arcelor Mittal.

Au Clos du Nid, une association spécialisée dans l’accueil de personnes handicapées, elle est passée de 8 % à 27 % de représentativité. Dans les écoles, le jeune syndicat Snudi-FO a vu son nombre d’adhérents tripler.

Le secrétaire général appelle désormais à se mobiliser au conseil départemental, où FO n’a pour l’heure aucun élu.

Il a aussi invité tous les militants à se mobiliser pour les élections TPE, qui seront lancées fin novembre.

Le congrès appelle à se son côté à rejoindre FO pour « établir un indispensable rapport de force afin que le progrès social soit à nouveau à l’ordre du jour de ce XXIe siècle ».