La lutte contre le travail illégal

Revue de presse par Christophe Chiclet

© Come SITTLER/REA

Le gouvernement vient de lancer un « Plan national de lutte contre le travail illégal ». Certes, l’idée est bonne, mais encore faut-il s’en donner les moyens, ce qui ne semble pas être le cas, loin s’en faut. Aperçu dans la presse.

Le Monde
Qu’en est-il exactement de ce nouveau plan, s’interroge le quotidien du soir. Ne laisser aucun répit aux patrons voyous qui emploient des salariés dans des conditions illégales. C’est le sens du message porté, lundi 8 juillet, par la ministre du travail, Muriel Pénicaud. Elle a dévoilé un nouveau plan de lutte contre ce type d’infraction, pour la période 2019-2021. Au total une trentaine d’actions sont programmées, s’inscrivant dans le prolongement de ce qui avait été engagé auparavant. La cible visée par l’exécutif regroupe deux grandes catégories de fait : le travail illégal, tel qu’il est défini par la loi (ce qui recouvre par exemple les embauches non déclarées ou l’emploi d’étrangers sans titre), et la fraude au détachement.

Les Échos
Roulements de tambour et effets de manche. Le ministère du Travail a présenté lundi [8 juillet] les axes de son plan de lutte pour les années 2019-2021. Il vise près de 50 000 contrôles par an. Plus précisément : Ce plan, qui s’inscrit dans la continuité du précédent, va renforcer les contrôles dans les secteurs présentés comme les plus fraudogènes, à savoir l’agriculture, le BTP, les hôtels-cafés-restaurants, services aux entreprises, activités du spectacle ou des transports.

Le Parisien
Le nom des entreprises condamnées pour ne pas avoir déclaré leurs salariés ou avoir embauché des salariés illégaux sera bientôt rendu public sur le site du ministère du travail. La belle affaire ! Celles, notamment, qui écoperont de lourdes sanctions comme des fermetures administratives seront ainsi connues a déclaré la ministre qui a rappelé que le nombre de fermetures d’entreprises sur ordre de la justice était en augmentation en France.

Libération
Pour que ces mesures soient effectives et efficaces, il faudrait que l’État s’en donne les moyens. Et à l’évidence ce n’est pas le cas, bien au contraire. De moins en moins nombreux pour effectuer leur tâche, les agents de contrôle du ministère du travail font front contre les baisses d’effectifs. Le 16 juillet, ils seront pour la première fois face à Muriel Pénicaud lors d’une réunion interne. La rencontre devrait enfin avoir lieu. Voilà des mois que les inspecteurs du travail, soucieux de leur avenir, espéraient sa venue, mais Muriel Pénicaud les snobait. Il semble en effet que dans ce ministère la concertation sociale ne soit pas un point fort. Face à Muriel Pénicaud, les élus syndicaux devraient faire front. Le climat social est très tendu. A tel point qu’aujourd’hui, tous les syndicats parlent d’une même voix , expliquait fin juin une inspectrice. FO est très présente dans cette intersyndicale qui attend la ministre de pied ferme.

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