Le Tour de France

La présence de FO sur le Tour : visibilité et convivialité

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© ASO / Bruno BADE

Raphaël Avrillon, militant syndical, assure la présence de FO au sein du Tour de France depuis dix ans.

Raphaël Avrillon, 37 ans, est conducteur de train et militant FO depuis 2004. Après avoir été embauché il s’est rapidement syndiqué, et ce, avant tout par intérêt pour le syndicalisme mais également à la suite du mouvement de grève de 2003 sur les retraites. Le conflit des derniers mois contre la réforme ferroviaire est pour lui la suite logique des différentes évolutions des dix dernières années et de la préparation à l’ouverture à la concurrence. C’est le conflit le plus dur depuis 1995, ça sera intéressant de voir la suite.

Raphaël Avrillon gère l’intégralité de la participation de la confédération à la caravane du Tour, notamment les deux véhicules customisés aux couleurs de FO.
© F. BLANC

Il y a dix ou douze ans, Raphaël rejoint l’équipe FO qui participe à la caravane du Tour. Aujourd’hui, je gère la totalité du dossier, c’est-à-dire la constitution de l’équipe et le travail de préparation en amont : visuels, véhicules, goodies, actions menées sur place. Le Tour est un événement très médiatisé, précise Raphaël : 190 télés, 60 directs, c’est le troisième événement sportif mondial (après la Coupe du monde et les Jeux olympiques). Il y a un réel attachement populaire à ce rendez-vous sportif annuel qui reste gratuit.

38 ans de partenariat

2018 est la trente-huitième année de présence de FO sur le Tour de France, ce qui en fait l’un des plus vieux partenaires. Un partenariat né de l’initiative de deux camarades passionnés de vélo.

La présence de FO sur le Tour de France s’avère être une réelle opportunité de visibilité et de communication syndicale. Nous avons deux véhicules dans la caravane, qui parcourent 3 000 km regroupant 15 millions de personnes. FO est visible donc ! Et nous distribuons chaque année plus de 300 000 objets publicitaires.

Pour Raphaël, participer au Tour de France c’est être la vitrine de FO. C’est un bon moyen d’accompagner des salariés, notamment les saisonniers, de relayer des campagnes confédérales (des élections par exemple). C’est aussi travailler avec nos unions départementales (UD) : Nous sommes une équipe d’une dizaine de personne qui côtoie l’ensemble des salariés et des vacataires embauchés sur le Tour de France. On parle contrats et conditions de travail. De plus, depuis deux ans, nous avons un stand sur la ville-étape du Grand Départ dans la zone animation. Ça nous permet de toucher un large public. Avec les UD, on se penche sur des enjeux nationaux mais aussi sur des problématiques locales, dans un contexte toutefois festif où les gens prennent le temps d’écouter et de se renseigner.

 Une aventure humaine avant tout ! 

Passer la quasi-totalité des quatre semaines en équipe avec des amplitudes horaires de 12 à 14 heures… Forcément, les jours passant, la fatigue s’accumulant, certaines petites choses peuvent vite devenir des soucis. C’est l’un des défis car l’humain est toujours difficile à gérer (rires). En bon capitaine, Raphaël sait mener sa barque grâce au dialogue et à la passion. Nous sommes présents de façon militante, à la différence des salariés sur le Tour de France. C’est une action bénévole, chacun donne du sien. C’est un moment humainement enrichissant. Pour moi, le Tour de France c’est une aventure humaine avant tout. Cela doit rester du plaisir ! 

Malgré un programme chargé, Raphaël se réjouit chaque année de retrouver le public qui, pour lui, contribue aux meilleurs souvenirs du Tour.