Portrait - FO Hebdo

Le combat syndical plus que jamais

, Valérie Forgeront

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Secrétaire générale du syndicat majoritaire FO Préfectures et secrétaire générale adjointe de la Fédération FO des syndicats du ministère de l’Intérieur, Christine Marot combat une réforme qui vire au plan social.

« Je suis née à FO », aime à plaisanter Christine Marot. La secrétaire générale du syndicat FO des Préfectures – affilié depuis ce mois de juin à la Fédération des syndicats FO du ministère de l’Intérieur (FSMI) – marche sur les pas de son père, qui fut militant FO du secteur des Finances. Encartée depuis 1982, cette licenciée en droit, mère de deux enfants, est aujourd’hui, à 58 ans, à la tête d’un syndicat dont la représentativité pèse lourd. « FO est majoritaire depuis 1948 au sein des préfectures », recueillant entre 45 % et 50 % des suffrages à chaque élection professionnelle, et occupe par ailleurs la deuxième place syndicale au ministère de l’Intérieur.

Le combat contre 13 000 suppressions de postes

Après un court passage à La Poste, Christine exerce dans l’Essonne en tant que secrétaire administrative, puis attachée de préfecture. Depuis huit ans, son mandat de secrétaire générale l’a amenée aux premières loges des combats menés contre les réformes nocives, notamment pour les emplois des agents des préfectures. Le Plan préfectures nouvelle génération (PPNG) prévoit de supprimer, dès janvier 2017, la mission d’accueil du public pour la délivrance des titres. Concrètement, « 13 000 postes vont être supprimés. Déjà l’administration conseille aux agents d’aller voir ailleurs ! On se bat actuellement contre un vrai plan social », indique la militante pour qui l’affiliation de FO Préfectures à la FSMI « augmente encore le poids de la parole de FO vis-à-vis du ministère de l’Intérieur ».