Congrès UD

Le Lot lutte pour défendre le service public

, Clarisse Josselin

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Le XXIIe congrès de l’union départementale du Lot s’est tenu le 10 octobre à Mercues, sous la présidence de Patrick Privat, avec une centaine de participants.

« Notre plus gros problème, c’est l’emploi, il n’y en a pas », explique Patrick Delfau, secrétaire général réélu à l’unanimité par les congressistes.

Dans le privé, les plus gros employeurs du Lot sont Ratier-Figeac, un millier de salariés, qui fabrique des hélices d’avion ; le sous-traitant aéronautique Figeac Aéro avec 800 personnes ; Maec, spécialisé dans l’énergie, avec 500 employés à Cahors. Viennent ensuite des PME et les emplois saisonniers dans le tourisme ou l’agroalimentaire.

« Après, l’essentiel de l’activité est dans l’administration, mais avec la RGPP puis la MAP, les services publics sont regroupés au niveau des régions et partent à Toulouse », ajoute-t-il. Toutes les branches sont impactées. Des petites écoles et des bureaux de poste ferment, les effectifs baissent à la préfecture. « Et quand il n’y a plus d’école, de bureau de poste ni de commerce dans un village, les gens s’en vont », déplore Patrick Delfau.

Meeting à Cahors le 20 novembre

Faute d’activité, les jeunes partent étudier à Toulouse et y restent. « Étonnamment, nous perdons des effectifs publics, mais la population augmente, poursuit-il. Nous sommes passés de 150 000 à 170 000 habitants avec l’arrivée de retraités et d’étrangers. Nous sommes désormais le deuxième département de France avec la population la plus âgée. »

Dans sa résolution, le congrès insiste sur la nécessité de défendre le service public et de lancer un véritable débat sur son rôle et ses missions. Il appelle à la mobilisation pour les élections dans la fonction publique du 4 décembre. Un meeting régional sera organisé le 28 octobre à Toulouse avec Jean-Claude Mailly et un autre à Cahors le 20 novembre avec la fédération des Services publics et de Santé.

En matière de représentativité, FO est aussi en ordre de bataille pour les élections à la mutualité sociale agricole (MSA) de janvier 2015 puisqu’elle a déjà déposé une liste pour chacun des 31 cantons.