Communiqué de FO

Le paritarisme étatisé : un oxymore gouvernemental

, Michel Beaugas, Secteur Emploi - Assurance chômage - Formation professionnelle - Travail Temporaire

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Après l’épisode tendu des annonces gouvernementales sur l’appréciation de l’ANI sur la formation professionnelle continue, les pouvoirs publics ont présenté le 19 mars ce qu’ils retenaient de l’Accord national interprofessionnel (ANI) sur l’assurance chômage. Au-delà des dispositifs prévus dans la négociation et retenu par le gouvernement, le ministère a annoncé l’encadrement de la négociation de la convention d’assurance chômage par l’envoi d’un document d’orientation préalable comportant le cadre financier et les dispositions propres à le respecter.

Pour Force Ouvrière, alors que la gestion paritaire a fait la démonstration de son efficacité dans un modèle économique « contracyclique », la négociation de la convention d’assurance chômage par les interlocuteurs sociaux ne peut être ainsi encadrée sans remettre en cause la liberté de négociation.

Si le gouvernement persistait dans cette approche, il remettrait en cause le paritarisme interprofessionnel en créant un oxymore : le paritarisme étatisé.

A propos de cet article

Sur les auteurs

Michel Beaugas

Secrétaire confédéral au Secteur de l’Emploi et de la Formation professionnelle


  • Assurance chômage
  • Formation professionnelle continue
  • Politiques de l’Emploi
  • Travail temporaire & Travail saisonnier

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Éphéméride

15 novembre 1995

En France, annonce du Plan Juppé à l’assemblée nationale. Il s’agit de fiscaliser la Sécurité sociale, de l’étatiser tout en remettant en cause les régimes spéciaux de retraite. Le soir même, au cours de l’émission "La marche du siècle", Marc Blondel, secrétaire général de FO dénonce (...)

En France, annonce du Plan Juppé à l’assemblée nationale. Il s’agit de fiscaliser la Sécurité sociale, de l’étatiser tout en remettant en cause les régimes spéciaux de retraite. Le soir même, au cours de l’émission "La marche du siècle", Marc Blondel, secrétaire général de FO dénonce "la plus grande opération de rapt de l’histoire de la République". Il annonce la grève interprofessionnelle du 28 novembre. Louis Viannet, secrétaire général de la CGT engage également son organisation cette action, qui lancera ce qu’il est convenu d’appeler les événements de novembre-décembre 1995. La CFDT, quant à elle, approuve le Plan Juppé.