Communiqué de FO

Le paritarisme étatisé : un oxymore gouvernemental

, Michel Beaugas, Secteur Emploi - Assurance chômage - Formation professionnelle - Travail Temporaire

Recommander cette page

Après l’épisode tendu des annonces gouvernementales sur l’appréciation de l’ANI sur la formation professionnelle continue, les pouvoirs publics ont présenté le 19 mars ce qu’ils retenaient de l’Accord national interprofessionnel (ANI) sur l’assurance chômage. Au-delà des dispositifs prévus dans la négociation et retenu par le gouvernement, le ministère a annoncé l’encadrement de la négociation de la convention d’assurance chômage par l’envoi d’un document d’orientation préalable comportant le cadre financier et les dispositions propres à le respecter.

Pour Force Ouvrière, alors que la gestion paritaire a fait la démonstration de son efficacité dans un modèle économique « contracyclique », la négociation de la convention d’assurance chômage par les interlocuteurs sociaux ne peut être ainsi encadrée sans remettre en cause la liberté de négociation.

Si le gouvernement persistait dans cette approche, il remettrait en cause le paritarisme interprofessionnel en créant un oxymore : le paritarisme étatisé.

A propos de cet article

Sur les auteurs

Michel Beaugas

Secrétaire confédéral au Secteur de l’Emploi et de la Formation professionnelle


  • Assurance chômage
  • Formation professionnelle continue
  • Politiques de l’Emploi
  • Travail temporaire et travail saisonnier
  • Service informatique (dont e-FO)

Envoyer un message à Michel Beaugas

Sur le même sujet

Vidéos sur le même sujet

Mots-clés associés

En complément

Newsletter - Communiqués

Abonnez-vous à la lettre d’information « Communiqués de Force Ouvrière »

Éphéméride

19 juillet 1862

Exposition universelle de Londres
A l’occasion de l’Exposition universelle, cent quatre-vingt-trois délégués parisiens de diverses corporations partent pour Londres. Ils s’aperçoivent que les travailleurs anglais ont la liberté de l’association, et qu’il existe une législation protectrice du travail. Ils constatent également que le (...)

A l’occasion de l’Exposition universelle, cent quatre-vingt-trois délégués parisiens de diverses corporations partent pour Londres. Ils s’aperçoivent que les travailleurs anglais ont la liberté de l’association, et qu’il existe une législation protectrice du travail. Ils constatent également que le logement du travailleur anglais est plus salubre que le celui de l’ouvrier français et que le salaire est de 30% plus élevé à Londres qu’à Paris.