Indicateurs

Le salaire mensuel de base en légère augmentation dans le privé

, Clarisse Josselin

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Répartition de l’ensemble des salariés des entreprises de dix salariés ou plus selon la durée du travail au 4e trimestre 2017, en France métropolitaine.

Le ministère du Travail a publié le 23 mars les chiffres trimestriels sur l’évolution des salaires de base et les conditions d’emploi dans le secteur privé. L’indice du salaire mensuel de base a progressé de 0,2 % au 4e trimestre 2017 et de 1,4 % sur l’année.

De septembre à décembre 2017, l’indice du salaire mensuel de base (SMB) a progressé de 0,2 % pour l’ensemble des salariés du secteur privé, selon les données de la Dares, service statistique du ministère du Travail. Le SMB, calculé dans les entreprises de plus de dix salariés, hors agriculture et emplois publics, correspond au salaire brut avant déduction des cotisations sociales et versement des prestations sociales. Il ne comprend ni les primes ni les heures supplémentaires.
Sur l’année, la hausse moyenne est de 1,4 %. À titre comparatif, sur la même période, l’indice des prix à la consommation, hors tabac, a augmenté de 1,1 %. Mais la situation varie selon la catégorie socioprofessionnelle : sur un an, l’indice a progressé de 1,3 % pour les ouvriers et employés, de 1,4 % pour les professions intermédiaires et de 1,6 % pour les cadres. Soit, en euros constants, une hausse respective de 0,2 %, 0,3 % et 0,5 %. L’évolution de l’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE) a également progressé de 0,2 % au 4e trimestre 2017 et de 1,3 % sur l’année.
En matière de conditions d’emploi, la part de salariés en CDD est en baisse, à 8,1 %. Peu utilisés dans le secteur de la fabrication de matériel de transport (3,7 %), ces contrats sont plus développés dans les autres activités de services, où ils peuvent concerner jusqu’à 19,1 % des salariés.

15,5 % des salariés sont à temps partiel

À fin décembre 2017, 15,5 % des salariés travaillaient à temps partiel dans les entreprises du privé de plus de 10 salariés (hors agriculture et emplois publics). Ils sont proportionnellement plus nombreux dans certains secteurs comme l’enseignement-santé (37 %) ou l’hébergement-restauration (31,8 %).
Et 12,3 % des salariés (14,5 % des salariés à temps complet) sont au forfait jours, avec un décompte du temps de travail non pas en heures hebdomadaires mais en jours travaillés. C’est le secteur des activités financières et d’assurances qui y a le plus recours (33,7 %).
Hors forfait jours, la durée collective moyenne de travail est de 35,6 heures par semaine. La grande majorité (78,7 %) des salariés à temps complet travaillent de 35 à moins de 36 heures. Ils sont 18,1 % à travailler plus de 36 heures, tandis que 3,2 % travaillent moins de 35 heures. Cette durée collective moyenne est la plus élevée dans les secteurs de l’hébergement-restauration (36,9 heures) et dans la construction et les transports (plus de 36 heures). En incluant toutes les entreprises et les salariés à temps partiel, le volume d’heures travaillées a augmenté sur le 4e trimestre 2017. Il est en hausse continue depuis 2015. 
 

Focus : Les coiffeurs et les secrétaires parmis les plus épanouis au travail
Pour plus d’un tiers des actifs en emploi, le travail favorise le développement des capacités et du bien-être, selon une étude de la Dares publiée le 14 mars. Si les plus diplômés ont un travail plus épanouissant, certains emplois peu qualifiés, comme secrétaire, assistante maternelle ou coiffeur, figurent aussi parmi le top 15 des métiers qui contribuent le plus au bien-être. À l’inverse, un actif sur dix se trouve dans une situation de travail très délétère pour son bien-être psychologique. Sont particulièrement exposés les caissières, les cuisiniers, les infirmières ou les employés de banque.

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