Les austères fondent sur la Grèce

Revue de presse

Les pressions économiques, financières et politiques se multiplient contre la Grèce après la victoire électorale du parti anti-austérité le 25 janvier dernier. Piqués au vif et drapés dans la rigueur, les austères ont déclenché des représailles abondamment commentées dans les médias.

L’Express
La BCE, la Banque centrale européenne, « a mis le couteau sous la gorge d’Athènes mercredi en privant les banques grecques d’un important canal de financement ». Pourtant, « dans la journée encore le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, était venu en personne à Francfort demander à Mario Draghi, le président de la BCE, de quoi " garder la tête hors de l’eau " le temps de s’entendre avec ses partenaires européens ».

Le Berry républicain
Mais le temps c’est de l’argent et l’Allemagne tient à la « politique d’austérité imposée à la Grèce par la " Troïka ", - Union européenne, Banque centrale européenne (BCE) et FMI ». Le 31 janvier, la chancelière allemande Angela Merkel avait « écarté toute idée d’effacement pur et simple de la dette grecque, largement détenue par les États européens, à commencer par l’Allemagne (40 milliards d’euros) et la France (31 milliards) ». Comme si la Grèce n’avait jamais effacé une dette de l’Allemagne…

Le Figaro
Celle de « l’accord de Londres, signé le 27 février 1953, a permis à la République fédérale d’effacer plus de la moitié de sa dette d’avant et d’après-guerre. Ce jour-là, 21 créanciers de la RFA - dont la Grèce, la France, la plupart des pays européens, la Suisse, les États-Unis, le Canada, l’Iran, l’Afrique du Sud ou la Yougoslavie - décident d’aider l’Allemagne de l’Ouest, alors en situation de défaut de paiement ». De plus, « en 1946, l’Allemagne avait ainsi été condamnée à payer 7 milliards de dollars à la Grèce à titre de réparation pour l’occupation. Cette dette n’était pas couverte par l’accord de Londres de 1953. Ainsi, en 2012, le député européen Daniel Cohn-Bendit avait estimé que cette créance vaudrait aujourd’hui l’équivalent de 80 milliards d’euros ». Mais c’est sans doute une autre Histoire…

La Tribune
Aujourd’hui, « des experts au plus haut niveau estiment qu’un effacement de la dette grecque provoquerait nécessairement une hausse des impôts, notamment en France. Une affirmation erronée, liée au mythe d’un remboursement de la dette publique par les contribuables. Si les Grecs effaçaient leur dette, chaque Français devrait payer 731 euros d’impôt en plus. Cette affirmation émane du quotidien financier L’Agefi ». Bref, Radio-Finance. Les austères unis espéreraient-ils diviser ? Or, « cette thèse traduit une méconnaissance du circuit de financement des États ayant accès aux marchés financiers (à la différence de la Grèce). En France comme ailleurs, les contribuables ne remboursent jamais la dette publique. Quand un emprunt obligataire ou autre arrive à échéance, l’Agence France Trésor (AFT) emprunte pour un montant équivalent sur les marchés, afin de le rembourser ». Quoi qu’il en soit, à combien pour le contribuable s’élève donc la note pour le Crédit Lyonnais et Dexia ?

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