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Les hospitaliers en grève le 11 juin

, Françoise Lambert

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Grève de la Fonction publique le 9 mai 2019.

La fédération des Services publics et de santé FO (SPS-FO) et deux autres organisations syndicales appellent les personnels de la santé et de l’action sociale à une journée nationale de mobilisation et de grève dans les territoires et les établissements le 11 juin, avec un rassemblement à Paris. Confrontés à une dégradation sans précédent de leurs conditions de travail, ces salariés et leurs syndicats revendiquent une hausse des salaires, davantage d’effectifs et le retrait des projets de loi Santé et de transformation de la fonction publique.

Adapter le système de soins à la pénurie médicale ? Hors de question pour FO et deux autres organisations syndicales, dont les fédérations appellent les salariés des établissements médicaux, sociaux et médico-sociaux à une journée nationale de mobilisation et de grève dans les départements et sur leur lieu de travail.

Les urgences, les Ehpad, les maternités, les services de médecine et de psychiatrie, la protection de l’enfance sont parmi les secteurs concernés. Un rassemblement est prévu à Paris devant le ministère de la Santé, avec des délégations de services et d’établissements en grève.

FO demandeur d’un véritable "plan Marshall"

Les salariés et leurs syndicats revendiquent une augmentation des salaires, une hausse des effectifs dans les établissements et le retrait du projet de loi Santé et du projet de loi de transformation de la Fonction publique. La situation catastrophique des établissements publics de santé et des Ehpad nécessite la mise en œuvre d’un véritable « plan Marshall », avec des investissements en moyens humains et matériels, affirme Didier Birig, secrétaire général de la fédération des Services publics et de santé FGO (SPS-FO).

Les syndicats avaient déjà été reçus au ministère de la Santé le 28 mai, au cours d’une semaine d’action pour la défense des services publics. Mais le gouvernement n’a apporté aucune réponse à leurs revendications. Les syndicats exigeaient notamment l’ouverture sous 48 heures de négociations pour répondre aux revendications spécifiques aux urgences hospitalières, dont de nombreux services sont en grève depuis la mi-mars. Une demande restée elle aussi lettre morte.

Contre le déclassement de 500 à 600 hôpitaux de proximité

La date du 11 juin pour une mobilisation des personnels hospitaliers n’a pas été choisie au hasard. Elle coïncide avec le jour du vote solennel en première lecture du Sénat sur la loi Santé. Un texte qui prévoit le déclassement de 500 à 600 hôpitaux de proximité qui ne seront plus autorisés à pratiquer la chirurgie, les accouchements, ou accueillir des urgences, mais aussi l’accélération des fusions des établissements hospitaliers au sein des GHT (Groupements hospitaliers de territoire), créés par la loi Touraine de 2014.

A la clé : des mutualisations de services, qui vont entraîner des suppressions de services et de postes, et une mobilité forcée pour les personnels. Pas moins de 30 000 postes sont menacés, selon la SPS-FO.

Un préavis de grève, déposé le 10 mai par FO, a été reconduit du 3 juin au 17 juin, pour couvrir les mouvements en cours dans les établissements de santé.

Quatre-vingt services d’urgences en grève

Depuis fin mars, la grève s’est propagée à de nombreux services d’urgences. Le 4 juin, environ 80 services étaient dans l’action, et une manifestation nationale était prévue le 6 juin. Un mouvement spécifique aux urgences que la fédération SPS-FO soutient, indique Didier Birig (SPS-FO). Le mouvement dans les urgences est symptomatique de l’état de l’ensemble des services à l’hôpital. Le malaise est général dans tous les types d’établissements de santé, ajoute le responsable FO.

Du 27 au 31 mai, dans le cadre d’une semaine d’action « sans Fonction publique pour préserver la Fonction publique » organisée par FO et d’autres organisations syndicales, pas moins de 280 établissements de santé participants ont été recensés par FO.

Le 11 juin, des délégations de certains de ces établissements seront présents devant le ministère de la Santé. Pour enfin se faire entendre.

 

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Françoise Lambert

Journaliste FO Hebdo - Santé - Retraite

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