Les Jurassiens FO déterminés à regrouper, développer et mobiliser

Congrès d’UD par Evelyne Salamero

A une semaine du rassemblement national du 21 septembre à l’appel de la confédération FO contre la réforme des retraites, les délégués du XXVIe congrès de l’union départementale du Jura, réunis le 13 septembre sous la présidence du secrétaire général de la confédération Yves Veyrier, ont souligné l’importance de cette mobilisation par l’adoption d’une motion spécifique. Plusieurs dizaines d’adhérents du département se préparaient à rejoindre la capitale pour y participer. Le congrès, auquel a également participé Frédéric Souillot, secrétaire confédéral chargé du secteur Organisation et Affaires juridiques, a également condamné les autres « contre-réformes », réaffirmé les revendications du syndicat, mais aussi souligné la volonté des militants jurassiens à renforcer l’organisation.

A l’ouverture du congrès, lors de la présentation du rapport d’activité (adopté à l’unanimité), mais aussi en conclusion des travaux, le secrétaire général de l’Union départementale, Sébastien Vacher (réélu) a souligné deux points : la nécessité de développer l’organisation et celle de préparer les salariés à se mobiliser contre la réforme des retraites, rappelant l’importance du rassemblement du 21 septembre à Paris, comme « coup d’envoi » de cette mobilisation. La résolution générale, adoptée à la quasi-unanimité (moins une voix) appelle à combattre les contre-réformes destructrices de droits sociaux et attentatoires à la solidarité, y compris par la grève si besoin en était.

Dans un département de 200 000 habitants, dont 80 000 actifs

Dans ce petit département de 200 000 habitants, ce qui ne représente même pas l’équivalent de la population de la communauté urbaine d’une ville comme Nancy, et dont les trois quarts des 80 000 actifs travaillent dans des TPE ou des entreprises de moins de cinquante salariés, regrouper et mobiliser n’a certainement rien de facile.

Pourtant les militants jurassiens sont bien décidés à y parvenir, et les tentatives d’intimidation et de discrimination de certaines directions à l’encontre de nouveaux responsables FO, comme chez Colruyt (centres de logistique), la plus grosse entreprise du département avec ses 2 000 salariés, ne les décourage pas, d’autant que l’Union départementale veille au grain. Le salarié mis à pied chez Colruyt, quelques mois après avoir été élu, a ainsi été réintégré, grâce à l’intervention de cette dernière.

Malgré les obstacles

D’ores et déjà, de nouvelles implantations ont été gagnées comme des Euroraulet (agriculture et alimentation), où FO a remporté dès ses débuts 72% des voix, ou encore chez IDMM (micro mécanique, métallurgie) où également à peine arrivée FO a gagné 53% des voix.

Dans ce contexte, les congressistes ont décidé de mettre en place trois commissions d’ici la fin de l’année, qui se consacreront respectivement au développement, à l’action syndicale et aux questions juridiques. Ils se sont également fixé la perspective de recréer dès que possible les unions locales de Saint-Claude et Champagnole.

Evelyne Salamero Journaliste à L’inFO militante - Rubrique internationale