Congrès d’UD

Les militants du Var entendent continuer de faire ce pourquoi ils sont là

, Evelyne Salamero

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Ils étaient 400 à participer au XXXIIe congrès de l’Union départementale FO du Var le 18 novembre, sous la présidence du secrétaire général de la confédération Jean-Claude Mailly.

Les militants FO du département ont rendu hommage aux victimes des attentats qui s’étaient produits cinq jours plus tôt à Paris en observant une minute de silence. Ils ont ensuite souligné leur détermination à continuer de revendiquer et de défendre les salariés. Une détermination que Myriam Barnel, réélue secrétaire générale à l’issue des travaux, avait soulignée dès l’ouverture du congrès en présentant le rapport d’activité. « Ce que nous avons voulu dire très clairement, c’est que nous avons bien entendu le message du gouvernement qui appelle à résister face aux attentats et que pour ce qui nous concerne nous allons résister en continuant de faire ce pourquoi nous sommes là : affirmer et défendre nos revendications, résister face aux attaques et aux contre réformes que subissent les salariés » explique Myriam Barnel.

« Nous resterons vigilants pour qu’on ne limite pas nos libertés »

De la loi NOTRE (réforme territoriale) à la loi Macron en passant par le projet de loi santé ou encore la réforme du collège... Les délégués n’ont omis de condamner aucune de ces contre réformes dans la résolution générale qu’ils ont unanimement adoptée. Ils ont également rappelé leur exigence du retrait de pacte de responsabilité. Localement, les restrictions budgétaires se font particulièrement sentir dans les hôpitaux avec des suppressions de lits, d’emplois et de spécialités. Mais pas seulement. Et si les appels à la grève des personnels pénitentiaires et des agents des finances venaient d’être suspendus du fait des événements, le congrès s’est déroulé au troisième jour d’une grève suivie par 98 % des agents de restauration employés par la ville de La Seyne, à l’appel de FO, contre la dégradation des conditions de travail. Dans ce contexte, indique Myriam Barnel, « nous avons aussi souligné que nous resterons extrêmement vigilants pour que, face à la mise en avant de la question sécuritaire, on ne limite pas nos libertés, notamment celle de manifester ».