FO Hebdo n°3262 du 6 décembre 2017 - FO Hebdo

Les salariés sont-ils satisfaits de leur emploi ?

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Enquête - Une étude de Sciences Po, réalisée auprès de 10 000 salariés, a mesuré le rapport des Français à leur travail.
Surprise - Le mode de gestion et la reconnaissance comptent autant que la rémunération.
Service public - Les fonctionnaires accordent une très grande importance à l’utilité sociale de leur fonction.

Éditorial par Jean-Claude Mailly
- Deux concertations, une négociation et des discussions

Événement 2-3
- Quand l’utilité sociale dope la motivation des agents publics
- En 2017, être au service de la collectivité garde tout son sens

Actualité 4 à 5
- Mal-être des policiers : FO revendique une meilleure organisation du travail
- Nettoyage : un mois de grève dans les gares du nord de l’Île-de-France
- FO réclame un plan stratégique industriel chez Ascometal
- Maisons de retraite : la grogne monte et s’organise
- La Cour des comptes prône une nouvelle gouvernance de l’Assurance maladie

Idées 6
- L’Insee dresse le portrait de la France du milieu

Pratique 7
- Le chiffre de la semaine
- Glyphosate : et à la fin, c’est Bayer qui gagne ?

Entre militants 8
- Portrait - « Ce qui ne tue pas rend plus fort »

A propos de cet article

En complément

Éphéméride

11 décembre 1907

Procès des ouvriers de Raon-l’Étape
Au cours d’une manifestation, des grévistes réclamaient l’amélioration de leur sort ; une violente échauffourée s’ensuivit à Raon-l’Étape, en juillet 1907, qui fit trente-quatre blessés et deux morts. L’ironie de l’histoire, c’est que la justice frappa non pas le provocateur du massacre, un gendarme, mais (...)

Au cours d’une manifestation, des grévistes réclamaient l’amélioration de leur sort ; une violente échauffourée s’ensuivit à Raon-l’Étape, en juillet 1907, qui fit trente-quatre blessés et deux morts. L’ironie de l’histoire, c’est que la justice frappa non pas le provocateur du massacre, un gendarme, mais des ouvriers, parmi lesquels onze furent détenus illégalement, par prévention.
L’accusation, fondée sur des délits inventés de toute pièce, « établit la culpabilité » des grévistes. Et c’est ainsi que cinquante-deux manifestants furent condamnés à des peines diverses, allant de six jours jusqu’à dix mois de prison.
« Ce progrès, écrivit La Voix du Peuple, le journal de la CGT, était la plus odieuses des infamies ». La partialité flagrante de ce jugement souleva à l’époque, l’indignation de toute la classe ouvrière.