Les urgences toujours en surchauffe

Revue de Presse par Christophe Chiclet

Alors que le gouvernement se félicite d’avoir traversé la canicule sans surmortalité, le mouvement dans les hôpitaux s’intensifie et s’élargit. Il touche aujourd’hui 213 sites dans tout le pays. Aperçus dans la presse !

Le Figaro

« Le mouvement entamé mi-mars toucherait désormais plus de 200 services, malgré la prime de risque de 100 euros nets mensuels et le budget de 70 millions débloqué par Agnès Buzyn le mois dernier ». Et le quotidien d’ajouter : « Sans pour autant satisfaire les grévistes, qui réclament 10.000 emplois supplémentaires et 300 euros d’augmentation. Le collectif Inter-urgences a d’ailleurs appelé ce mardi [30 juillet] ̎ l’ensemble des services hospitaliers mobilisés et en grève sur le territoire à se rencontrer lors d’une assemblée générale nationale, le mardi 10 septembre 2019 à Paris ̎. FO précise ses demandes : « Alors que le mercure a dépassé les 40 degrés la semaine dernière, FO a demandé une prime canicule pour les agents des hôpitaux, rappelant qu’après la canicule de l’été 2003, le ministère de la santé avait débloqué une prime de 90 à 130 euros par salarié concerné ». FO qui est en pointe en Normandie, en PACA, en Corse, dans l’Aube, en Haute-Loire et bien ailleurs.

La Dépêche

« ̎ Les urgences sont dépassées par un manque de moyens, tant humains que matériels ̎, déplorait le jeudi 11 juillet Bruno Izard, secrétaire départemental du syndicat FO. En début de matinée, le personnel des urgences du centre hospitalier de Carcassonne s’est donc mis en grève, suite à un appel national de l’intersyndicale FO-CGT. Si la problématique se pose donc au niveau national, les syndicats de l’hôpital carcassonnais ont des réclamations concrètes pour leur service des urgences : ̎ on demande notamment une aide-soignante en binôme avec l’infirmière d’accueil, qui peut voir jusqu’à 150 personnes par jour et fonctionne en garde de 12 heures ̎ note Bruno Izard. Les postes administratifs sont également sous tension : ̎ il n’y a plus personne à partir de 21h, alors qu’il faudrait quelqu’un H24, et au moins en nombre suffisant pour les horaires déjà définis ̎, ajoute Michaël Laurent, secrétaire syndical FO à l’hôpital ».

Ouest France

« ̎ Nous sommes toujours dans l’attente d’actions, et surtout de résultats ̎, annonce Karine Ledoux, secrétaire du syndicat Force ouvrière (FO) et aide-soignante à l’hôpital de Coutances. En grève jusqu’au vendredi 26 juillet 2019, le personnel urgentiste de l’établissement hospitalier coutançais a décidé de reconduire le préavis jusqu’au 31 août, au moins, comme le mouvement national ̎ ».

France Bleu Vaucluse

Même son de cloche à Orange. « Les grévistes demandent le recrutement d’un IAO (infirmier d’accueil et d’orientation) de nuit, la première personne à qui vous parlez en arrivant aux urgences. ̎ Aujourd’hui, à la tombée de la nuit, les infirmiers font l’accueil, soignent et brancardent entre les services, ce n’est juste pas possible ̎, détaille Arnaud Brissy, ambulancier et membre du syndicat FO ». Dans le Vaucluse, la lutte continue. « Pas question de stopper la grève, même en pleine été : ̎ On va se serrer les coudes et se relayer ̎ témoigne Bruno Garcia, responsable de la sécurité de l’hôpital et secrétaire général adjoint de FO.

Si la température a baissé dans l’hexagone, c’est loin d’être le cas dans les services des urgences des hôpitaux français.