Communiqué de FO

Loi « anti-casseurs » : une atteinte à la liberté de manifestation

, Frédéric Souillot

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Organisation pacifiste, démocratique et républicaine, FO rappelle que la liberté de manifester relève des droits fondamentaux, protégés en particulier par l’OIT, et condamne ses restrictions, sa répression et le fichage des manifestants et syndicalistes.

Or, la proposition de loi « anti-casseurs » actuellement en débat devant le Parlement contient des dispositions concernant le fichage des manifestants, l’interdiction préventive individuelle de manifester, un périmètre de sécurité autour des manifestations, l’alourdissement des peines.

FO appelle le parlement à ne pas voter une loi « de circonstances » conduisant, avec de telles mesures, à attenter aux libertés publiques constitutionnellement garanties, notamment, la liberté de manifester, composante essentielle de la liberté d’expression.

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Sur l’auteur

Frédéric Souillot

Secrétaire confédéral au Secteur de l’Organisation, des Outre-Mer et des Affaires juridiques


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Éphéméride

20 février 1908

12 militants de la CGT accusés d’injure à l’armée et de provocation à la désobéissance
Procès retentissant de douze militants de la CGT, accusés par le gouvernement Clemenceau d’injure à l’armée et de provocation à la désobéissance. Le prétexte de ce procès, que Jaurès jugea odieux et contraire au droit, fut le fameux Manifeste adressé à la classe ouvrière et signé par les 77 membres du (...)

Procès retentissant de douze militants de la CGT, accusés par le gouvernement Clemenceau d’injure à l’armée et de provocation à la désobéissance. Le prétexte de ce procès, que Jaurès jugea odieux et contraire au droit, fut le fameux Manifeste adressé à la classe ouvrière et signé par les 77 membres du Comité confédéral, dans lequel la CGT protesta avec énergie contre les tueries abominables de Narbonne et félicitait les soldats qui avaient refusé de tirer sur les ouvriers. cette affaire, venue devant la Chambre, le ministre de la Justice Briand désavoua l’avocat général. Le gouvernement qui voulait atteindre la CGT, fut ridiculisé et condamné. Le jury acquitta les douze militants, parmi lesquels figuraient Griffuelhes, Merrheim, Pouget, Luquet, Delesalle, Monatte, Janvion. L’acquittement a produit une grande joie parmi les travailleurs et a donné une stimulation morale encore plus forte à l’action syndicale.