Manifestations massives au Brésil contre la réforme des retraites

International par Secteur Europe - International

Le 15 mars dernier, le Brésil a vu des milliers de manifestants défiler dans les rues, formant la plus grosse manifestation depuis la destitution de la Présidente Dilma Roussef et l’arrivée au pouvoir de Michel Temer.

Lettre électronique
n°39
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Le Brésil est plongé dans une profonde récession économique depuis 2015, contre laquelle le gouvernement entend lutter par une grave politique d’austérité. En octobre dernier, le Parlement avait déjà voté en faveur d’un amendement constitutionnel qui gèle les dépenses publiques pendant 20 ans notamment dans le secteur de l’éducation et de la santé et entraîne l’arrêt de l’augmentation réelle des salaires des fonctionnaires publics et du salaire minimum.

Les manifestations ont eu lieu dans les capitales de tous les États et dans des dizaines de villes de province, à l’appel notamment de la Centrale unique des travailleurs (CUT) qui exige le retrait de l’amendement constitutionnel sur la prévoyance sociale (PEC87) dans lequel le gouvernement souhaite définir l’âge minimum de la retraite à 65 ans. Actuellement, la règle ne fixe pas d’âge minimum mais une durée de cotisation de 35 ans pour les hommes et 30 ans pour les femmes afin de toucher une retraite complète. Aujourd’hui, le gouvernement veut augmenter cet âge minimum à 49 ans. Les instituteurs défendaient quant à eux dans la rue leur régime spécial fixant les durées de cotisation à 30 ans pour les hommes et 25 ans pour les femmes. Cette grève et manifestation interprofessionnelle rassemblait de nombreux secteurs d’activités parmi lesquels la métallurgie, la poste, les banques, la chimie, la fonction publique... Julio Turra, membre des instances nationales de la CUT, a souligné le mot d’ordre qui s’ajoutait aux revendications, à savoir Dehors Temer !.

D’autres actions sont prévues, notamment une nouvelle journée de manifestation.

 

FO soutient les camarades travailleurs du Brésil dans leurs actions afin de préserver les acquis sociaux, et notamment les droits à la sécurité sociale et à la retraite, durement remis en question.

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