Les syndicats pour le climat

Massiel Figuereo (République Dominicaine, Confédération nationale d’unité syndicale)

, Evelyne Salamero

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Massiel Figuereo (République Dominicaine, Confédération nationale d’unité syndicale). F. Blanc / FO Hebdo - CC BY-NC 2.0

Massiel Figuereo appartient à la CNUS, la Confédération nationale d’unité syndicale, qui rassemble 100 000 travailleurs en République Dominicaine. Elle est également intervenue au sommet syndical sur le climat qui s’est déroulé au Cese les 14 et 15 septembre en tant que membre du groupe de travail sur le développement durable de la Confédération syndicale des Amériques (CSA), organisation régionale de la CSI (Confédération syndicale internationale). Elle nous livre ici un témoignage sur la situation dans son pays.

Sommet syndical sur le climat au Conseil économique, social et environnemental (Cese) les 14 et 15 septembre. F. Blanc FO Hebdo - CC BY-NC 2.0

« Je dis que dans mon pays le futur c’était hier, parce que nous subissons déjà les effets du réchauffement climatique, avec une sécheresse épouvantable depuis février dernier. Nous en sommes à 20 semaines de plus que la moyenne annuelle habituelle, au point que les ouragans nous manquent ! Il ne reste que 35 jours de réserve d’eau dans les deux principales villes (...) Le seul point positif de cette situation est que cela entraîne une unification des agriculteurs haïtiens et dominicains. La situation est pire en Haïti, car là-bas il n’y a pas de système d’irrigation. Nous avons signé les programmes du gouvernement et de l’OIT. Mais ce n’est pas suffisant. La remise en cause du système de protection sociale aggrave la situation. Il faut savoir que dans mon pays, 30% seulement de la population est couverte par la sécurité sociale. Jusqu’à il y a quinze ans toutefois, tous les Dominicains avaient accès gratuitement à l’hôpital mais, depuis la réforme de 2001 il faut être couvert par la sécurité sociale. Cette question est extrêmement importante dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, car c’est de santé publique qu’il s’agit quand l’eau potable vient à manquer et que les maladies se transmettent plus facilement. »

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Evelyne Salamero

Journaliste - Rubrique internationale

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