Communiqué de FO

Non, monsieur le Président, la retraite n’est pas une prestation d’assistance !

, Philippe Pihet

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Dans son discours fleuve du 9 juillet dernier, le Président de la République a dit « la retraite n’est pas un droit pour lequel on a cotisé toute sa vie ; la retraite est [ce] que les actifs payent pour les retraités ».

Dans son discours fleuve du 9 juillet dernier, le Président de la République a dit « la retraite n’est pas un droit pour lequel on a cotisé toute sa vie ; la retraite est [ce] que les actifs payent pour les retraités ».

Le Président de la République fait donc de la retraite, non plus un droit à pension mais un « accès à un droit », comme il l’explique pour le chômage.

Le système selon lequel les « actifs paient pour les retraités » porte un nom : la répartition. L’autre forme connue pour verser une prestation retraite s’appelle la capitalisation.

La concertation qui se déroule en ce moment avait, semble-t-il, arrêté clairement le choix de la répartition, comme elle avait arrêté une « technique d’acquisition des droits » en points.

La déclaration présidentielle doit-elle être interprétée comme un changement radical dans la couverture du risque vieillesse ?

De même, la phrase pour le moins ambiguë au sujet de la réversion – « rien ne changera pour les retraités d’aujourd’hui » – va à l’encontre des propos de Madame BUZYN à l’Assemblée nationale le 11 juillet et amplifie l’inquiétude, voire le malaise, qui règne autour du traitement futur des réversions.

Force Ouvrière rappelle à cette occasion son opposition totale à toute mise sous condition de ressources dans le futur système universel et son attachement au système par répartition.

Paris, le 13 juillet 2018

Philippe Pihet
Secrétaire confédéral
Département des Retraites et de la Prévoyance complémentaire

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Après la discussion et des interventions animées, la ligne de conduite du Comité confédéral, suivie depuis 1914, a été approuvée par une forte majorité. La résolution du Congrès, votée par 908 voix contre 253, faisait appel toutes les organisations ouvrières pour « agir méthodiquement, en vue de faire reconnaître les droits ouvriers ». Le Congrès a ratifié la motion d’action, adoptée à la Conférence de Clermont-Ferrand, qui condamne la diplomatie secrète et réaffirme : pas de contributions de guerre, pas de guerre économique succédant aux hostilités ; liberté des détroits et des mers, institution de l’arbitrage obligatoire pour régler les différends internationaux.