Revue de presse

Smic : le pouce et le poussif

, Michel Pourcelot

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Alors que le pouvoir d’achat apparaît comme une préoccupation majeure, le Premier ministre a confirmé le 28 novembre qu’il n’y aurait qu’une « revalorisation légale » du Smic, le salaire minimum de croissance, au 1er janvier et donc pas de "coup de pouce". Aperçus dans la presse.

Libération
Le Premier ministre Édouard Philippe, qui va recevoir à Matignon une délégation de gilets jaunes, a fermé la porte à une éventuelle hausse du Smic pour 2019 - seule une revalorisation légale est prévue en janvier. Cela fait six ans que l’État n’a pas donné de coup de pouce au revenu minimum, c’était au lendemain de l’élection de François Hollande. P..., six ans.

Sud-Ouest
De son côté, la ministre du Travail a cru bon de rappeler que les 1,6 million de Smicards ont bénéficié d’une augmentation mensuelle grâce aux suppressions des cotisations de l’assurance chômage et maladie. De novembre 2017 à novembre 2018, c’est 35 euros de plus par mois mais cette une hausse n’est pas perçue à cause de l’inflation. Entre autres...

Le Monde
D’ailleurs ce même 1er janvier, il sera difficile de « percevoir » cette revalorisation, vu que le Premier ministre, se voulant déterminé et raisonnable, [...] a également confirmé la hausse de la taxe sur le carburant au 1er janvier avec un système destiné à en limiter l’impact. Limiter l’impact... celui du Smic sera lui aussi limité...

La Dépêche
D’autant plus qu’on va sentir passer l’électricité : Notre budget va flamber. Alors que les hausses des taxes sur le carburant le 1er janvier sont confirmées par le gouvernement (+ 6,5 centimes pour le diesel, + 2,9 centimes pour l’essence), l’électricité pourrait, à son tour, connaître une forte augmentation l’année prochaine.

Le Parisien
L’ambiance même commence à devenir électrique : Les revendications salariales se multiplient dans les entreprises au moment où les négociations annuelles ont ou vont débuter. Ainsi chez Paribas : les quatre organisations syndicales (CFTC, FO, SNB-CFE-CGC et CGT) ont appelé à la grève début décembre les 40 000 salariés de la banque. Outre des questions de réorganisation, la question des salaires focalise les mécontentements.

Capital
Et ce n’est pas fini, selon le directeur de la conjoncture et de la prévision du cabinet d’études économiques Xerfi . A l’en croire en effet, il faut désormais aussi prendre toute la mesure des dernières propositions du gouvernement avec des coups de rabots à tout va, sur le pouvoir d’achat des revenus d’inactivité : retraite, APL, allocations familiales, et qui sait demain le chômage des cadres. Au total, entre le faible impact de l’exonération des charges sociales sur les heures supplémentaires, le fatras de crédits d’impôt et le grand plongeon dans l’inconnu du prélèvement à la source, Alexandre Mirlicourtois estime que le pouvoir d’achat des Français est durablement atteint. Bien des Français aussi sans doute.

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