Nouvelle architecture des diplômes du travail social : FO dit non !

Communiqué de la FNAS-FO par Action sociale

Lancée en janvier 2013, la réforme annoncée du travail social prend une tournure qui pose largement problème dans un contexte croissant d’austérité budgétaire. Elle voit d’ailleurs les étudiants en travail social et les salariés du secteur avec leurs organisations syndicales se mobiliser en nombre contre elle.

L’absence de concertation a été la règle qui a accompagné cette initiative.

Dès lors, elle ne peut qu’être contestée surtout quand, in fine, les propositions de ré-architecture des diplômes retenues remettent en cause le caractère généraliste, national et professionnel des diplômes d’État existant dans notre secteur.

Cette remise en cause passe par la proposition de la mise en place d’un socle commun de compétences, de 2 spécialités regroupées sous le vocable « aide et développement social » et « accompagnement socio-éducatif », et la création de parcours optionnels. À y regarder de plus près, ce projet contient des diplômes génériques, desquels disparaît la notion de métiers qui préfigure la fin de l’égalité salariale dans les Conventions Collectives Nationales de Travail du secteur du fait de leur nouvelle architecture.

C’est pourquoi Force Ouvrière considère que la Commission Professionnelle Consultative ne doit pas valider le projet de ré-architecture des diplômes. Il n’y a aucune urgence à cautionner la casse des diplômes d’État actuels.

En revanche, il y a urgence à garantir l’accès à la Formation Professionnelle en alternance qui fonde depuis toujours la spécificité de notre secteur, urgence à améliorer le dispositif de gratification des stages pour une véritable possibilité de choix du lieu de stage par les étudiants.

Cela passe par le déblocage immédiat et sans restriction des moyens financiers, intégrés aux coûts de la formation, afin que la mise en œuvre de celle-ci ne soit pas mise en péril par le refus des établissements et services du secteur d’accueillir des stagiaires pour des raisons financières.

Force Ouvrière Action Sociale réaffirme sa proposition que les budgets nécessaires pour les stagiaires soient alloués spécifiquement à un fonds abondé par l’État, l’ARS et les Collectivités Territoriales dont la gestion serait confiée soit aux Centres de Formation, soit à un Organisme Paritaire.

Il y a urgence à en finir avec la politique de pénurie budgétaire et de lieu de stages. Il ne saurait y avoir aucune raison économique ou budgétaire valable pour empêcher les stagiaires du secteur social et médico-social de bénéficier du droit à la gratification des stages.

Il y a urgence à en finir avec les politiques d’austérité, c’est ce que nous continuerons d’affirmer le 16 décembre 2014 place Vauban à Paris, dans le cadre du rassemblement national Force Ouvrière contre le Pacte de Responsabilité.

Action sociale Secrétaire général

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