Objets connectés et bracelets électroniques, progrès ou fil à la patte ?

Innovation par  Mathieu Lapprand

Photographie : Lancement du bracelet Gear Fit et de la montre Galaxy Gear-2 de Samsung. © PIERRE MERIMEE / REA
© PIERRE MERIMEE / REA

Des montres téléphone aux bracelets « -coach- » qui mesurent vos calories brûlées ou la qualité de votre sommeil, tout un arsenal d’objets connectés enregistre désormais votre quotidien.

Après les ordinateurs connectés, voici le temps des objets connectés. Vous pourrez bientôt vous doter d’un bracelet analysant votre sommeil, d’un podomètre dans votre téléphone, d’un réfrigérateur commandant vos courses, voire d’une brosse à dents à capteurs de mouvement. Si, au-delà de l’effet de mode, certains de ces objets peuvent s’avérer utiles, des questions demeurent posées quant à l’utilisation qui pourrait être faite des données privées véhiculées par ces appareils et hébergées sur des serveurs ne relevant pas forcément de la législation française ou européenne.

Samsung et Apple dans les starting-blocks

Ces derniers jours, Apple a lancé son Healthkit (kit de santé) et Samsung le projet Simband. Des outils pour coordonner des objets connectés afin de mesurer puis enregistrer vos données médicales en temps réel. Si Apple a indiqué interdire la revente de ces données à des tiers, la mutualisation de ces informations entre applications ou leur exploitation par ces sociétés demeurent possibles.

Coïncidence, AXA propose depuis juin à ses clients de s’équiper d’un podomètre connecté mesurant le rythme cardiaque ou le nombre de pas effectués. Ceux qui auront parcouru 7 000 pas par jour toucheront un « chèque médecine douce » de 50 euros. Derrière cette saine incitation, la bataille concernant vos données ne fait que commencer.

 Mathieu Lapprand Journaliste à L’inFO militante

Sur le même sujet

Autoroutes : une dose de privatisation en plus

Economie par  Valérie Forgeront

La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) se déleste actuellement de parts détenues dans plusieurs entreprises, cela afin d’axer son action sur de nouvelles priorités de politiques publiques. La CDC vend ainsi pour 700 millions d’euros les 15% de participation qu’elle possède dans le capital de (...)