Pas d’accord des ministres du travail du G20 sur l’augmentation des salaires, le chômage et la croissance

La lettre électronique @ ctualités Europe – International n°21 par Secteur Europe - International

Alors que la crise de l’emploi fait rage - rappelons le chiffre faramineux de 100 millions de chômeurs dans les pays du G20 - les Ministres du Travail du G20 n’ont pourtant pas inscrit le chômage et la croissance à l’ordre du jour du prochain sommet du G20 qui aura lieu à Brisbane en Australie, en novembre prochain. Aucun consensus n’a été trouvé sur la nécessité d’une hausse salariale dans le monde.

Si des engagements ont été pris par les Ministres du Travail concernant les jeunes, les femmes, la lutte contre l’économie informelle et la sécurité sur le lieu de travail et les chaînes d’approvisionnement, la question de l’augmentation des salaires telle que recommandée par l’Organisation Internationale du Travail, le L20 (syndicats des pays du G20), la Banque Mondiale, et même l’OCDE afin de stimuler la demande, reste ignorée par les dirigeants des pays du G20. Pourtant, des études économiques présentées aux Ministres du G20 révèlent que la combinaison de l’augmentation des salaires et de l’investissement public dans les infrastructures sociales et matérielles de l’ordre de 1% du PIB pourraient accroître le taux de croissance économique dans les pays du G20 jusqu’à 5,8% d’ici à 2018.

Le déficit d’emplois mondial est aujourd’hui évalué à 62 millions par l’OIT et les salaires stagnent ou baissent dans de nombreux pays. Pour FO, la relance de la consommation et donc de l’économie et de l’emploi passe plus que jamais par l’augmentation des salaires.

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