Pesticides : attention danger

Consommation par AFOC

Afin de mieux connaître les pratiques et les usages des pesticides des Français à leur domicile, dans les habitations, les jardins ou encore pour traiter les animaux domestiques, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a mis en place une étude dite « Pesti’home ».

Cette étude dresse un aperçu complet des produits pesticides utilisés à domicile, les conditions d’utilisation ainsi que les profils des utilisateurs. Avec plus de 1 500 ménages interviewés et plus de 5 400 produits identifiés, il s’agit de la première étude d’envergure nationale dans ce domaine.

Il ressort de l’étude Pesti’home que l’utilisation des pesticides à domicile est généralisée : 75 % des ménages ont utilisé au moins un produit pesticide dans les 12 mois précédant la date de l’enquête. Les produits les plus utilisés sont les insecticides : 84 % des ménages ayant utilisé des pesticides ont employé des insecticides dans l’année. Ce sont principalement des biocides utilisés contre les insectes volants (40 % des ménages) et les insectes rampants (28 %), et des médicaments vétérinaires pour lutter contre les parasites des animaux de compagnie (61 % des ménages ayant un animal domestique). La moitié des utilisateurs d’insecticides en utilisent au moins 3 fois par an.

Viennent ensuite les herbicides et les produits contre les maladies des plantes d’extérieur, utilisés respectivement par 22 % et 20 % des foyers ayant un espace extérieur : jardin, terrasse, balcon. Les herbicides sont utilisés au moins 2 fois par an par la moitié des utilisateurs, tout comme les fongicides.

Enfin, les répulsifs cutanés humains, tels que les répulsifs contre les moustiques, utilisés par 12 % des utilisateurs à une fréquence importante : au moins 6 utilisations par an pour la moitié des ménages et plus de 25 fois par an pour un quart des ménages.

Selon les principaux usages des produits et leurs fréquences, 3 profils-types d’utilisateurs ont été définis : les faibles utilisateurs de produits pesticides, qui traitent peu contre les nuisibles. Ce sont des ménages qui habitent dans des logements collectifs, en centre-ville, souvent dans la région Île-de-France ; les forts utilisateurs de ces produits : ils possèdent des animaux de compagnie qu’ils traitent contre les puces, les tiques, et/ou ont recours aux traitements contre les poux pour l’homme ; les très forts utilisateurs de pesticides, ont plusieurs usages de différents types de produits, dans leur jardin, maison, piscine, et pour se protéger eux-mêmes des insectes.

Le premier enseignement de l’étude Pesti’home relève des précautions d’emploi des pesticides à la maison, clairement pas assez connues et donc suivies. Aussi, l’AFOC recommande aux utilisateurs de lire les indications d’utilisation et des précautions d’emploi desdits produits, notamment en ce qui concerne les répulsifs contre les insectes volants qui sont ceux les plus utilisés et les moins respectés quant à leur mode d’emploi.

Pesti’home montre aussi que les utilisateurs ne savent pas suffisamment comment se débarrasser des produits. A titre d’exemple, 60 % des ménages jettent leurs produits inutilisés à la poubelle et seulement 31 % les déposent à la déchetterie. L’AFOC souhaite donc que les autorités publiques, notamment locales diffusent, directement ou via le service de traitement des ordures ménagères ou en déchetterie, les informations et conseils pratiques pour éliminer les produits qu’ils soient anciens, usagés ou interdits. L’AFOC rappelle en effet qu’il est recommandé de ne pas les jeter à la poubelle ni les vider dans l’évier mais de les déposer à la déchetterie ou à l’endroit prévu par la mairie, la communauté de communes ou d’agglomération.

 

Pour en savoir plus : www.anses.fr

 Voir en ligne  : AFOC - Site internet

AFOC Association Force Ouvrière Consommateurs - AFOC

Sur le même sujet

Amiante : élargissement en trompe l’œil du préjudice d’anxiété

Justice par Clarisse Josselin

Tous les salariés exposés à l’amiante et présentant un risque élevé de tomber malade pourront demander réparation pour préjudice d’anxiété, selon un arrêt de la Cour de cassation du 5 avril. Mais c’est à eux d’apporter la preuve de leur exposition à l’amiante il y a de nombreuses années, une mission quasi impossible selon FO.

Usage des LED : Attention les yeux...

Consommation par AFOC

Alors que l’usage des LED se généralise pour l’éclairage et que les objets à LED se multiplient, l’Anses (l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a publié une mise à jour de son expertise de 2010 relative aux effets sanitaires des LED au regard des (...)

Compteurs communicants Linky et Gazpar, une étude bienvenue mais insuffisante

Consommation par AFOC

Afin de tenter de mettre fin aux polémiques et aux interrogations légitimes des consommateurs quant aux éventuels risques sanitaires liés au déploiement sur le territoire national des compteurs communicants permettant la relève à distance des index de consommation d’électricité et de gaz, et leur (...)