Communiqué de Force Ouvrière

Plan du gouvernement sur le chômage de longue durée : Pour FO ni enthousiasme, ni scepticisme

, Stéphane Lardy

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Le Ministre du travail et de l’emploi, François Rebsamen, a présenté le 9 février 2015 son plan pour les chômeurs de longue durée.

La délégation Force Ouvrière a rappelé dans son intervention que la question du chômage de longue durée comme du chômage plus globalement, relevait d’abord et avant tout de politiques macro-économiques : sans croissance forte, pas de baisse du chômage.

Pour autant, Force Ouvrière a rappelé que la lutte contre le chômage que subissent les personnes très éloignées de l’emploi devait prendre en compte les freins périphériques à l’emploi comme le logement, la santé. A ce titre certaines propositions du plan vont dans le bon sens.

A l’inverse, d’autres propositions comme la création d’un contrat de professionnalisation spécifique ne peuvent que soulever des réserves. Par ailleurs, nombre des mesures annoncées par le gouvernement sont financées par d’autres que lui : les demandeurs d’emploi, le fonds paritaire des parcours professionnels, Action Logement ou encore les CAF.

Force Ouvrière a demandé également au Ministre du travail où en était l’annonce faite par le Président de la République le 6 novembre à la télévision d’extension de l’ATS (Allocation Temporaire Spécifique) qui permet aux chômeurs seniors de longue durée arrivant en fin de droit d’assurance chômage de bénéficier de cette allocation jusqu’à la liquidation de leur droit à retraite.

Améliorer les politiques sociales permettant de contenir le chômage, c’est nécessaire, changer de politique économique afin de retrouver une croissance porteuse d’emplois c’est indispensable !

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Emeute violente à Narbonne où les ouvriers ont constitué un comité de défense viticole pour combattre la fraude et les abus en matière de salaire. Or, un des animateurs du comité, Amédée Ferroul, ancien maire socialiste de Narbonne, a été arrêté par ordre de la préfecture. La population manifeste contre l’incarcération de Ferroul et exige, sa libération. Entre temps, les manifestants élèvent des barricades et s’efforcent de pénétrer et d’incendier la sous-préfecture et le palais de justice. L’exaspération est poussée jusqu’à la révolte. La gendarmerie et la cavalerie chargent les manifestants, sans aucune sommation d’usage. Résultat de cette journée sanglante : quatre morts et plusieurs blessés. L’état de siège est proclamé et les auteurs de ce massacre odieux ne sont pas condamnés, car ils ont agi, selon les autorités officielles, « en légitime défense » !