Préparatifs électoraux au technicentre de Romilly

Portrait par Mathieu Lapprand

De gauche à droite : Anthony Fessard, Adrien Jéronne, Arthur Vaz et Christophe Rousselot.

Confrontés à la fermeture prévue du technicentre, les militants de FO préparent les prochaines élections et se mobilisent pour préserver les emplois et les qualifications.

Salarié du technicentre de Romilly-sur-Seine (Aube), Christophe Rousselot est secrétaire de FO Cheminots sur ce site. La SNCF a annoncé en avril dernier la fermeture du site, qui assurait jusqu’à présent la maintenance, la rénovation, la réparation et le recyclage du matériel roulant (trains Corail, TGV…) pour la SNCF. Aujourd’hui, la direction envisage de transformer le site en « pôle d’excellence » pour la réparation de pièces, avec en prévision de fortes réductions d’effectifs : de 560 salariés aujourd’hui, seuls 200 seraient maintenus en poste. Or la SNCF est le premier employeur à Romilly, cette ville de 14 000 habitants qui était un fleuron de l’industrie textile jusqu’à son déclin.

Les élections en ligne de mire

Dans l’équipe FO du technicentre, l’un des militants représente la quatrième génération de salariés de la SNCF sur le site de Romilly. Entré à la SNCF en 2004, Christophe Rousselot s’est engagé à Force Ouvrière en 2008. Il considère que c’est tant l’envie de « défendre les copains » face aux problèmes rencontrés avec la direction que le fait de « porter des revendications » qui l’ont motivé à assumer ces responsabilités. Préparant activement les prochaines élections qui devraient se tenir en novembre, le militant vise la « barre fatidique des 10 % » afin que FO pèse sur les débats à venir et notamment sur celui concernant le statut des agents. 

Mathieu Lapprand Journaliste à L’inFO militante

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