Congrès d’UD

Priorité au développement syndical à l’UD du Nord

, Nadia Djabali

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L’union locale de Maubeuge a accueilli le 24e congrès de l’UD du Nord. Tournés vers l’avenir, les militants FO de Flandres se mobilisent. Objectif : prendre la première place des organisations syndicales dans le département.

Priorité au développement syndical. C’est ce qui est ressorti du 24e Congrès de l’UD du Nord qui a accueilli le 21 septembre à Maubeuge plus de 600 militants représentants 130 syndicats. Un Congrès présidé par Didier Porte, secrétaire confédéral du secteur formation des militants syndicaux.

Une des particularités de FO dans le Nord : le maillage territorial permis par l’implantation de 16 unions locales. Et en termes d’actions syndicales, il y a de quoi faire dans le secteur.

Des militants en première ligne

Parmi les conflits les plus récents, le PSE chez HappyChic qui détient les enseignes de prêt à porter Brice, Jules et Bizzbee. Les salariés ont appris fin juillet la fermeture de 88 magasins et la suppression de 466 de ses 3 191 emplois.

À Lesquin, les salariés de Chaussexpo sont également dans la tourmente. Ils sont vent debout contre le projet de fermeture de 35 des 223 points de vente d’ici la fin de 2018. Un projet qui intervient après la fermeture de 23 magasins en 2017. 124 emplois risquent de disparaître.

Jean-François Duflo, reconduit dans ses fonctions de secrétaire général de l’UD, évoque également la mobilisation en décembre 2017 des salariés Kingfisher France. Les comptables, gestionnaires administratifs, ainsi que le personnel du contrôle de gestion ont appris dans un communiqué vidéo que leur activité était transférée à Cracovie en Pologne.

De Tilloy-les-Cambrai à Valenciennes

Plus proche de nous dans le temps, un mouvement de grève s’est déclenché le 22 octobre 2018 au sein des établissements 3M à Tilloy-lez-Cambrai. Les salariés de production ont manifesté leur colère contre un management déconnecté du terrain, mettant en place des règles de sécurité invivable et dénuées de sens, ne respectant plus les accords signés avec les organisations syndicales.

Enfin, le 28 octobre, l’union locale FO de Valenciennes est venue soutenir les salariés d’Ascoval Saint-Saulve. Les 281 salariés risquent de perdre leur emploi depuis la liquidation judiciaire en février d’Ascq Industries, leprincipal actionnaire. La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg (Bas-Rhin) a reporté au 7 novembre l’audience consacrée à l’avenir de l’aciérie.

Trois gros congrès en moins d’un an

En moins d’un an, l’union départementale a vu passer trois congrès importants. Celui de la FEC, à l’automne 2017 ; le congrès confédéral au printemps 2018 pour lequel 200 militants du Nord se sont inscrits pour donner un coup de main ; et enfin le congrès de l’UD en septembre dernier. Un travail considérable, se souvient Jean-François Duflo. Pour le Congrès confédéral, juste à traverser dans tous les sens le Grand Palais, j’ai effectué 70 km en cinq jours. L’année prochaine, ce sera au tour de la fédération de l’Action sociale. Elle y tiendra son congrès à Dunkerque.

Nous devons accroître notre notoriété pour prendre la première place des organisations syndicales dans le département, indique le rapport d’activité de l’UD du Nord. Nous devons développer nos implantations dans les entreprises, (…) mais nous devons aussi donner envie à de nouveaux adhérents de nous rejoindre pour se présenter aux élections dans leur entreprise ou établissement pour notre organisation.

Choisir et améliorer les outils

Durant le congrès de l’UD un certain nombre d’outils dédiés au développement syndical ont donc été présentés. Objectif : que les militants discutent ensemble pour les améliorer ou en privilégier quelques-uns plutôt que d’autres. Parmi ces outils : la formation syndicale ; le prélèvement automatique des adhésions pour les syndicats ; les différentes commissions (juridique, formation, propagande, handicap, logement, Atout’âge) ; les sites publics, privés et évènementiels de l’UD, le journal de l’UD, etc.

Il reste encore beaucoup de choses à faire ou à compléter pour imaginer le syndicalisme de demain, a prévenu Jean-François Duflo dans son rapport d’activité. Notre plan de développement devra être revu et modernisé, nous y travaillons depuis 2010. Il ne peut être suffisamment efficace sans l’implication de tous les militants, il nous faut être plus fort pour faire aboutir nos revendications.

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