PSE chez Pizza Pino : le mouvement social se durcit face à une Direction inhumaine et l’absence de réaction des pouvoirs publics

Fédération FGTA-FO par FGTA-FO

Serge Melki (CC BY 2.0)

Communiqué de la FGTA-FO

L’avenir du mythique restaurant Pizza Pino des Champs-Élysées et de ses 97 salariés s’écrit chaque jour un peu plus en pointillés. Alors que l’entreprise a largement bénéficié d’argent public, notamment de Prêts Garantis par l’État (PGE), la Direction de Pizza Pino a décidé de la mise en place d’un PSE avec des licenciements secs !

Plusieurs points démontrent que ce PSE est un « PSE d’opportunité » qui masque la volonté des actionnaires de démanteler le groupe dans la perspective de profits rapides, et ce sans considération aucune pour les salariés qui ont contribué à la renommée de l’enseigne, et qui ont consenti à de nombreux efforts sans contrepartie pour soutenir leur entreprise :

 Baisse des salaires dans le cadre d’un accord de performance collective avec la promesse de la direction de ne pas procéder à un PSE ;
 Aucun investissement ;
 Aucun projet pour s’adapter et se moderniser ;
 Une absence totale de dialogue social.

La Direction s’est simplement servie du prétexte de non-renouvellement du bail par Icade pour mettre en place ce plan social et imposer un rythme de négociation expéditif et se débarrasser au plus vite des salariés ‘les plus anciens et les plus syndiqués’. En effet, aucune négociation sur des dispositifs alternatifs à cette catastrophe sociale n’a été entreprise par la direction ; activité partielle de longue durée, plan de départ volontaire, reclassement des salariés sur les autres établissements… C’est inacceptable pour la FGTA-FO.

A chaque réunion de négociation, de plus en plus de salariés apportent leur soutien à leurs représentants en manifestant devant l’établissement des Champs-Élysées. La prochaine manifestation se tiendra le 16 mars à 9h30.

La FGTA-FO a lancé avec ses syndicats de l’Hôtellerie Restauration une pétition de soutien à l’ensemble des salariés concernés par un PSE mis en place dans des entreprises ayant largement bénéficié d’argent public (voir sur Change.org).

La FGTA-FO rappelle à ce titre les propos tenus par Mme la Ministre du Travail sur France Info le 11 février : Les entreprises qui bénéficient d’un prêt garanti par l’État n’ont pas le droit de mettre en place un plan social…

Les pouvoirs publics doivent tenir leur parole et agir pour interdire les plans sociaux injustes et injustifiés.

FGTA-FO AGRICULTURE, ALIMENTATION ET TABACS ET ACTIVITÉS ANNEXES

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