Communiqué de Force Ouvrière

Rapport Combrexelle : Première réaction de Force Ouvrière

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À la première lecture du rapport Combrexelle, force est de constater qu’il se situe dans une tendance à l’œuvre au niveau européen et déjà entamée en France visant à renforcer le niveau de l’entreprise comme lieu de négociation prioritaire, c’est ce qu’on appelle l’inversion des normes, même si le rapport ne dit pas son nom.

Avec un Code du travail dont on ne connaît pas le contenu souhaité, cette inversion vise, par exemple, à remettre en cause la durée du travail avec le seuil de déclenchement des heures supplémentaires ou la négociation de nouveaux contrats de travail dans l’entreprise.

Pour Force Ouvrière, rendre responsable le Code du travail du chômage permet surtout de dédouaner la politique économique suivie. Refonder le Code du travail est un aveu d’impuissance économique.

À ceux qui nous accuseraient d’immobilisme, Force Ouvrière n’est pas opposée au débat sur la négociation collective. Bien au contraire, preuve en est l’ouvrage collectif que nous avons coordonné avec le concours d’universitaires, juristes, sociologues et économistes spécialistes eux aussi de la négociation collective.

L’objectif de cet ouvrage de réflexions et de regards pluridisciplinaires est de donner une vision sur la négociation collective éloignée du dogmatisme libéral dominant.

Il sera rendu public vendredi 11 septembre à l’occasion d’un point presse de Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière.

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19 janvier 1946

Crise à la Fédération syndicale mondiale. L’AFL (American Federation of Labor) avait refusé de s’y intégrer, l’accusant d’être le "cheval de Troie" du communisme. Le plan Marshall, ressenti par les communistes de la FSM comme une volonté de colonisation de l’Europe occidentale, le (...)

Crise à la Fédération syndicale mondiale. L’AFL (American Federation of Labor) avait refusé de s’y intégrer, l’accusant d’être le "cheval de Troie" du communisme. Le plan Marshall, ressenti par les communistes de la FSM comme une volonté de colonisation de l’Europe occidentale, le "coup de Prague" et la création par Moscou du Kominform cristallisent les oppositions. Lors de la réunion du Bureau du 19 janvier 1949, les syndicats anglo-américains demandent que la Fédération suspende toute activité pendant un an et se consacre à un travail de réflexion. La majorité du Bureau propose une réunion d’une instance plus vaste ; le CIO et les syndicats anglais et hollandais quittent alors la Fédération, suivis peu après par les centrales des pays nordiques, de la Belgique, de l’Australie, de l’Autriche et de la Suisse.