Réduction de 40 % des crédits alloués aux acteurs de la défense des consommateurs en 2018

Communiqué de l’AFOC par AFOC

Pour l’AFOC, les consommateurs sont à la fois les vaches à lait et les dindons de la farce que le gouvernement s’apprête à sacrifier sur l’autel du libéralisme économique !

Où et vers qui un consommateur victime d’une escroquerie, d’une malfaçon, d’une clause abusive, d’un non-respect des obligations contractuelles ou d’un refus de résiliation de contrat ou de tout autre contentieux avec un professionnel pourra-t-il demain se retourner pour faire simplement respecter ses droits et la loi ?

Qui demain assumera la mission de service au public, que prennent aujourd’hui en charge les associations de défense des consommateurs, et leurs milliers de bénévoles, pour faire respecter et appliquer le droit de la consommation sur l’ensemble du territoire ?

Les entreprises, partie prenante aux litiges ? Les juges de proximité que l’on a supprimés ? Les tribunaux, déjà saturés ? La DGCCRF dont les effectifs ne cessent de fondre ? Les collectivités dont les budgets sont à l’os et où les associations de consommateurs pallient déjà les fermetures de service public ? Les avocats et à quel tarif ?

Quid encore des consommateurs modestes qui n’auront pas les moyens d’aller en justice pour faire valoir leur droits ou de ceux qui souhaitent simplement faire respecter la loi sans avoir à engager une procédure devant les tribunaux ?

  • Rappelons que ces crédits, déjà en forte diminution depuis plusieurs années, permettent aux associations de consommateurs de tenir sur l’ensemble du territoire des permanences juridiques quotidiennes où les consommateurs trouvent informations, conseils, assistance et accompagnement pour le règlement de leurs litiges de consommation, solutionnés à 80 % à l’amiable ;
  • Rappelons également que les associations de défense des consommateurs participent bénévolement aux instances de régulations économiques locales et nationales, dans lesquelles elles y représentent et défendent leurs intérêts contre la toute-puissance du marché ;
  • Rappelons encore que, dans une démocratie digne de ce nom, soit disant représentative du plus grand nombre, la loi du plus fort ne peut être imposée à la partie la plus faible et que l’État doit être garant d’une justice économique et sociale qui ne peut être celle du « pot de terre contre le pot de fer » ;
  • Rappelons enfin que sans confiance du consommateur, pas de croissance économique.

Le fameux « laissez faire, laissez passer, le monde va de lui-même » du vieux monde est plus que jamais d’actualité ! La nouveauté, c’est cette volonté d’en finir rapidement avec tout ce qui fait obstacle au libéralisme, nouveau Dieu au pouvoir.

Pour l’AFOC, le gouvernement veut mettre à genoux les associations de représentation et de défense des consommateurs. Rien ne doit entraver la logique libérale, peu importe l’intérêt général et la cohésion sociale.

Ne laissons pas faire. Mobilisons-nous pour le droit au respect et le respect des droits des consommateurs.

 Voir en ligne  : AFOC - Site internet

AFOC Association Force Ouvrière Consommateurs - AFOC

Sur le même sujet

Attention aux erreurs de prix dans le magasins

Consommation par AFOC

Selon une enquête menée en 2015 par les services de la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), les prix affichés diffèrent des prix facturés en caisse, dans la grande distribution alimentaire et les grandes surfaces spécialisées dans l’équipement de (...)

Les coffrets-cadeaux... attention méfiance !

Consommation par AFOC

Les offres dites de coffrets-cadeaux connaissent depuis quelques années un succès commercial. Leur développement récent et les plaintes ou réclamations qui peuvent en résulter justifient une mise au point à toutes fins utiles.

Des usagers en eau trouble ?

Communiqué de l’AFOC par AFOC

L’Association Force Ouvrière Consommateurs s’inquiète des résultats de la dernière vague d’enquêtes menées par la DGCCRF dans le secteur de la distribution de l’eau. Celle-ci a en effet révélé la persistance de nombreuses clauses illicites ou abusives dans les règlements de service d’eau, ainsi que des (...)