Réforme des retraites chapeau chez PSA : « une victoire de FO »

Rémunération par Clarisse Josselin

Paris, le 28 juin : Manifestation des salariés de PSA Peugeot Citroën. © S. Gautier

Le groupe automobile PSA Peugeot Citroën a annoncé le 16 décembre la rénovation du dispositif de retraite supplémentaire versée à ses dirigeants. Les 34 millions d’euros ainsi économisés seront redistribués aux salariés. FO réclamait cette décision de longue date.

Le conseil de surveillance de PSA a supprimé « son régime de retraite supplémentaire à prestations définies pour ses dirigeants », autrement dit le système de retraite chapeau actuellement en vigueur, selon un communiqué. Ce complément de retraite, pouvant atteindre plusieurs millions d’euros, est financé exclusivement par l’entreprise pour « attirer » des dirigeants.

« J’applaudis des deux mains, c’est une victoire de FO, nous avions été le premier syndicat à revendiquer dès 2013 l’arrêt de ces retraites chapeau dans le groupe, se réjouit Christian Lafaye, délégué syndical central FO chez PSA. Nous avions prévenu qu’en cas de nouveau versement, FO retirerait sa signature de l’accord de compétitivité de l’entreprise. Le prochain accord doit être signé en 2016, la direction a eu peur et elle a aboli le système. »

Une prime de 400 euros par salarié

En 2013, le président du directoire Philippe Varin, sous le feu des critiques, avait dû renoncer à sa retraite chapeau de 21 millions d’euros alors que le groupe était en grandes difficultés financières. Il touche néanmoins un supplément de 300 000 euros par an.

Le groupe va mettre en place un nouveau dispositif, plus transparent. Il ne prendra plus la forme d’un niveau de retraite garanti mais d’un « montant annuel directement lié aux résultats du groupe et à sa performance » selon le communiqué de la direction. « Il sera trois fois moins coûteux pour l’entreprise et rapportera deux fois moins d’argent aux personnes concernées », précise Christian Lafaye.

Dès 2015, ce système permettra au groupe d’économiser 34 millions d’euros. La direction a promis de redistribuer cette somme aux salariés. « Ça redonne du baume au coeur », poursuit le délégué central FO. La prime, approximativement de 400 euros, devrait venir compléter le versement en avril de l’intéressement et de la participation, dont le montant est estimé à 1 800 euros par les syndicats.

Clarisse Josselin Journaliste à L’inFO militante

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