Hippisme - FO Hebdo

Restructuration de France Galop : FO dénonce l’absence de dialogue social

, Clarisse Josselin

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Chez France Galop, les salariés s’opposent à un projet de mutualisation de certains personnels des sites. © Robert KLUBA/REA

Les salariés des champs de courses parisiens étaient en grève le 28 février, à lappel d’une intersyndicale. Ils s’opposent aux économies réalisées sur le dos du personnel, sans concertation. Les syndicats rencontreront la direction générale le 15 mars.

La colère monte sur les hippodromes de l’Ouest parisien. France Galop, société qui organise et contrôle la filière des courses de galop, a lancé en juillet dernier un projet de mutualisation de certains personnels entre les sites d’Auteuil, Longchamp et Saint-Cloud. L’objectif est de réaliser des économies, alors que la direction prévoit un déficit de 28 millions d’euros en 2017, après un déficit de 33,5 millions d’euros en 2016, et que la trésorerie pourrait être négative dès 2018.

Les syndicats, qui doivent rencontrer la direction générale le 15 mars, déplorent l’absence de dialogue social. Ils avaient appelé les salariés des champs de courses de la région à faire grève le 28 février et à se retrouver à l’hippodrome d’Auteuil. Le mouvement, largement suivi, avait entraîné l’annulation des courses programmées.

Inquiétude sur l’avenir de trois hippodromes

On demande des concertations avec nos dirigeants depuis sept mois sans résultat, dénonce Pierre Desban, délégué central FO. Il a fallu la grève pour avoir enfin rendez-vous. Les instances ne sont pas respectées, des salariés sont déplacés sans consultation préalable du CHSCT. Tout ce que nous voulons, c’est préserver voire améliorer l’outil de travail pour exercer notre métier proprement.

Outre un calendrier de négociations, le délégué central exigera des informations sur l’avenir des hippodromes et le respect des conventions collectives. Y aura-t-il un hippodrome unique ou chaque site restera-t-il une entité propre ?, s’interroge Pierre Desban.

Il dénonce aussi le projet de passage de 39 à 35 heures de travail dans le centre d’entraînement de Maisons-Laffitte, supprimant la possibilité de faire des heures supplémentaires. Il s’inquiète enfin des départs de salariés non remplacés, et de la menace récurrente de fermer Maisons-Laffitte.