Retraites - Le 17 décembre, riposter encore plus nombreux

Mobilisation par Finances

Communiqué de FO Finances

Sans surprise, les annonces du Premier ministre ont confirmé la mise en œuvre d’une réforme systémique aux reculs sociaux très clairs.

Comme FO l’a exprimée depuis des mois, le régime unique par points n’améliorera pas les droits des salariés et fonctionnaires mais les dégradera. Ils devront acheter des points tout au long de leur vie active, y compris dans les périodes de bas salaire, de temps partiel, d’interruption de carrière… aboutissant de façon mécanique à la baisse du montant de leur pension. Malgré les affirmations du gouvernement, les femmes seront également perdantes avec la mise en place de ce projet.

C’est également l’abandon de la reconnaissance de la pénibilité avec l’abrogation de la bonification pour services actifs.

Mieux (ou pire), le gouvernement rajoute une mesure paramétrique avec, d’ici 2027, la mise en place progressive d’un malus pour les salariés cessant leur activité avant l’âge de 64 ans.

Ainsi il confirme l’objectif uniquement budgétaire de cette réforme.

Avec cette double lame destructrice de droits sociaux, c’est bien l’ensemble des salariés en activité, nés avant ou après 1975, qui sera victime d’une manière ou d’une autre de ce nouveau dispositif.

Depuis le 5 décembre, les salariés ont massivement rejeté cette réforme en s’engageant dans des actions parfois reconductibles. Les agents des finances ont largement participé à cette mobilisation. Rien dans les propos du Premier ministre ne peut les rassurer, bien au contraire.

L’entêtement du gouvernement n’a d’égal que la détermination des salariés a exigé l’abandon de cette réforme.

FO Finances appelle donc les personnels à renforcer la mobilisation en participant massivement le mardi 17 décembre à la journée de grève et de manifestions pour l’abandon de cette réforme injuste.

Finances Secrétaire général

Sur le même sujet

Allocution du Premier ministre : aggravation de l’austérité

Retraite

L’acceptation par la France du pacte budgétaire européen et le maintien du calendrier conduisent le gouvernement à accentuer « un sérieux budgétaire » qui, dans le parler vrai, s’appelle austérité et dont l’un des éléments est le pacte de responsabilité auquel sont liés les 50 milliards d’économies.