Hommage

Roger Sandri nous a quittés

, Jean-Claude Mailly

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Roger Sandri à la tribune du congrès de la Fédération de l’Habillement, des Cuirs et Peaux (Angers, le 29 avril 1972). @ DR

Nous avons appris ce week-end la disparition de Roger Sandri, qui fut notamment Secrétaire confédéral chargé de l’organisation jusqu’en 1984.

Homme d’une grande culture, militant déterminé aux convictions bien affirmées, farouche défenseur de la liberté et de l’indépendance syndicale, Roger Sandri aura non seulement marqué l’organisation, mais il aura aussi grandement contribué à l’affermir et à la conforter.

Aux côtés d’André Bergeron, il était considéré comme le numéro deux officieux. Chaque année, pendant les congés d’été d’André, il s’installait dans le bureau de ce dernier.

Avec Roger Lerda, ils auront aussi tous les deux écrit nombre de documents et auront forgé, par exemple, la notion de réformisme militant.

Discuter avec lui était toujours enrichissant et agréable. Il ne parlait du passé que lorsqu’on lui posait des questions. Il vivait toujours dans le présent et tourné vers l’avenir.

Je présente à son fils Gino, lui aussi militant FO, et à sa famille nos plus sincères condoléances. 

Jean-Claude Mailly, Secrétaire général

biographie : Un parcours militant
Roger Sandri est élu Secrétaire confédéral lors de la réunion du CCN (Comité confédéral national) du 18 décembre 1973. Il demeurera Secrétaire confédéral jusqu’au congrès de 1984, en charge de l’organisation.
Né en 1926, Roger Sandri travaille d’abord comme métallo, puis comme mécanicien dans le textile. Dans l’exposé du rapport moral lors de l’ouverture du premier congrès unifié des fédérations de l’Habillement et des Cuirs et Peaux, dont il fut Secrétaire général jusqu’à son élection au Bureau confédéral, il affirmait notamment : « À Force Ouvrière, nous croyons beaucoup plus aux hommes qu’aux systèmes. Le monde de demain sera ce que l’homme aura bien voulu le faire. Faisons en sorte qu’il y soit son maître. »