Salaires et emploi dans la branche Association française des banques : on se moque des salariés, un scandale !

Négociation Annuelle Obligatoire par Employés et Cadres

Communiqué de la FEC-FO - Section Banques et Stés Financières

En effet les années se suivent et se ressemblent et même pire encore l’indécence patronale progresse.

Ces termes sont forts mais reflètent pleinement la situation tant la provocation est grande.

Même s’il s’agit d’un exercice obligatoire, cette Négociation Annuelle Obligatoire est la plus importante de l’année et une fois de plus, nous nous retrouvons face à une délégation patronale totalement sourde aux légitimes revendications des salariés.

Rappelons tout de même que cette négociation s’ouvrait quelques semaines après la publication de résultats trimestriels quasi records pour les banques françaises, laissant augurer pour 2015 plus de 15 milliards d’euros de bénéfices pour les établissements bancaires.

Comme le disait André Bergeron « il y avait du grain à moudre » !

Fort de ce constat, FO Banques a revendiqué :

 une augmentation générale des salaires (ce qui n’est pas arrivé depuis 1996) ;

 une hausse significative des minima de branche qui se situent aujourd’hui tout juste au niveau du Smic, pour compléter cette augmentation ;

 la création d’un salaire minimum pour les techniciens ;

— la création d’un salaire minimum pour les cadres, avec pour objectif d’atteindre le plafond de la Sécurité Sociale grâce à un plan pluriannuel ;

 un passage de la GSI prévue par la convention collective à 3% sur 3 ans au lieu de 5 actuellement ;

— la mise en place de mesures d’urgence concernant l’égalité Femmes/Hommes, car les statistiques le prouvent encore cette année dans notre profession, les femmes gagnent toujours moins que les hommes à poste équivalent ;

 l’attribution automatique de toutes les mesures (primes et avantages divers) aux alternants.

FO Banques et Sociétés Financières a également revendiqué une autre politique de l’emploi dans notre profession et l’arrêt des suppressions de postes qui dégrade jour après jours les conditions de travail.

La délégation patronale est toujours aussi peu encline à faire vivre la négociation de branche sur ces sujets et surtout elle persiste à être pingre envers les personnels alors que lorsqu’il s’agit de leurs propres augmentations (qui sont, elles, avec des % à 2 chiffres), leur générosité se réveille.

Les employeurs bancaires n’ont pour l’heure laissé que peu d’espoir sur l’arrêt de leur politique d’austérité salariale ainsi que sur les suppressions d’emplois.

Pour preuve, les premières propositions faites par l’AFB cette année (identiques à l’année passée malgré de meilleurs résultats et plus de bénéfices en 2015) :

 pas d’augmentation générale des salaires ;

 une augmentation de la grille des minima de 1,1% ;

 création de minima à 20 ans pour les échelons H à 32 485 euros, I à 39 695 euros et J à 47 960 euros ;

 création d’un salaire minimal cadre pour les plus de 50 ans à 33 500 euros ;

 la renégociation de l’accord égalité professionnelle de branche au 1er semestre 2016 ;

 mise en route d’un groupe de travail sur la Qualité de Vie au Travail.

Dernière provocation, l’AFB menace en cas d’échec de la négociation qu’il n’y aurait… Rien !

Pour FO Banques et Sociétés Financières, c’est profondément choquant !

Une fois de plus ce sont les mêmes qui s’augmentent et s’en mettent plein les poches et ceux qui produisent les résultats sont toujours oubliés.

Nous invitons la délégation patronale à revoir sa copie avant la prochaine réunion du 13 janvier 2016.

L’année passée déjà, l’AFB avait argué des "lendemains difficiles", d’une année 2015 "faite d’incertitudes" justifiant ainsi une unique mesure unilatérale de 0,4% sur les minima de branche qui touchent moins de 2% des salariés.

Au final, aujourd’hui, les banques vont en 2015 annoncer des résultats records : plus de 15 milliards d’euros !

Il y a comme un problème non ?

FO Banques et Sociétés Financières continuera à revendiquer la juste redistribution des somptueux bénéfices des banques, l’arrêt des suppressions d’emplois et le retour à de meilleures conditions de travail.

A suivre…

Employés et Cadres Secrétaire Général

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