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Secrétaires confédéraux Force Ouvrière

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FO a toujours participé, voire provoqué, toutes les grandes négociations sociales qui sont à l’origine de nombreuses avancées déterminantes : congés payés, retraites complémentaires, assurance chômage, formation professionnelle, etc. Dans tous ces domaines les responsables FO sont reconnus comme des “experts”.

Secrétaire général de FO

Jean-Claude Mailly


Trésorier confédéral

Patrick Privat
Trésorier - Administration générale de la Confédération


Secteur Économie sociale - Égalité professionnelle - Handicap

Anne Baltazar
Secrétaire confédérale
Secteur Économie sociale - Égalité professionnelle - Handicap - Diversité (label)


Secteur Organisation

Michelle Biaggi
Secrétaire confédérale
Secteur organisation - Statuts - Syndicalisation des femmes - DOM TOM


Secteur Protection sociale

Jocelyne Marmande
Secrétaire confédérale
Assurance maladie - Allocations familliales - Recouvrement - Commission nationale de prévention des accidents du travail et maladies professionnelle - Mutualité - Prévention - Hygiène - Sécurité


Secteur Retraites

Philippe Pihet
Secrétaire confédéral
Retraites régime général - Retraites complémentaire - Prévoyance sociale - UCR


Secteur Emploi - Chômage - Formation

Michel Beaugas
Secrétaire confédéral
Emploi - Unédic - Formation professionnelle


Secteur Conventions collectives

Marie-Alice Medeuf-Andrieu
Secrétaire confédérale
Négociation collective - Salaires, Pouvoir d’achat - Représentativité : collecte et suivi des résultats électoraux - Modes d’organisation du travail


Secteur Economique

Pascal Pavageau
Secrétaire confédéral
Economie – Fiscalité – Services Publics – Développement Durable – Politiques Industrielles


Secteur Juridique

Didier Porte
Secrétaire confédéral
Prud’hommes - Temps de travail - Contentieux - AFIP - Comités d’entreprises


Secteur Formation syndicale

Frédéric Souillot
Secrétaire confédéral
Développement - Formation des militants - Commissions de délimitation et des conflits


Secteur Europe - International - Consommation

Andrée Thomas
Secrétaire confédérale
Immigration - CSI - CES - AFOC - Logement social


Secteur Communication - BIT

Yves Veyrier
Secrétaire confédéral
BIT - Système multilatéral - Droits de l’homme - Presse confédérale - Site internet - Communication

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En complément

Éphéméride

22 novembre 1916

Mort de Jack London
Article de Théodore Beregi paru dans Force Ouvrière n°430, le 29 avril 1954. Toute sa vie, Jack London fut un révolté, car il n’oublia jamais les souffrances qu’il a subie durant sa jeunesse. On lui reprochait d’être un romantique parce qu’il exprimait dans ses œuvres son désir de noir naître un monde (...)


Article de Théodore Beregi paru dans Force Ouvrière n°430, le 29 avril 1954.

Toute sa vie, Jack London fut un révolté, car il n’oublia jamais les souffrances qu’il a subie durant sa jeunesse. On lui reprochait d’être un romantique parce qu’il exprimait dans ses œuvres son désir de noir naître un monde merveilleux que seul le prolétariat est capable, disait-il, de bâtir. Même célèbre, il resta toujours un idéaliste qui garda l’espoir de l’avènement d’un ordre social de justice.

Nous parlerons d’abord de ses romans prolétariens qui l’ont immortalisé auprès de la classe ouvrière.

Le Peuple de l’abîme est un drame qui se joue dans le milieu ouvrier. La valeur psychologique et artistique demeure dans la vérité de l’observation, dans la limpidité et la vigueur du style et dans l’opiniâtreté de la lutte contre la misère et l’exploitation.

Son esprit rebelle se révèle dans Les Mutinés de l’Elseneur où la colère des marins gronde contre le traitement révoltant auquel ils sont soumis. C’est avec force, qu’il essaye de convaincre que les marins étaient en droit d’exiger qu’on les considère comme des êtres humains.

Le plus célèbre de ses romans est Le Talon de fer, qui eut la sympathie de la critique, affirmant que Jack London avait écrit le chef-d’œuvre du roman prolétarien. Dans ce livre social, il a développé l’opposition et les heurts inévitables entre les travailleurs et la capitalisme. Le Talon de fer, qui symbolise les forces ennemies et la puissance d’argent, persécute les ouvriers et à la suite des actions de grèves tumultueuses, en fait une hécatombe et anéanti leurs mouvements. Dans cette lutte farouche et inexorable, les travailleurs sont momentanément vaincus, mais le héros pense : « Perdu pour cette fois, mais pas pour toujours ! Nous avons appris bien des choses. Demain la cause, se relèvera plus forte en sagesse et en discipline. »

En raison des visions tragiques du Talon de fer, Jack London fut jugé à tort d’être un pessimiste. À vrai dire, ce sont les combats sociaux qui en Amérique prenaient parfois des tournures violentes qui lui ont inspiré ce roman. Son esprit préoccupé et tourmenté par les problèmes de la classe ouvrière, vécut entre l’inquiétude et l’espoir toujours avec une foi ardente, persuadé « qu’après les ténèbres viendrait l’aurore, le triomphe du monde du travail ». Quelque jour, quand nous serons plus nombreux et que nous aurons quelques leviers de plus pour travailler, nous renverserons l’édifice et avec lui toute sa vie de pourriture et ses cadavres ambulants, le monstrueux égoïsme dont il est imprégné. Alors nous nettoierons la cave et bâtirons une nouvelle habitation pour le genre humain où toutes les chambres seront gaies et claires, où l’air qu’on respirera sera propre, noble et vivant. » Voilà pourquoi ses romans sociaux n’ont pas perdu leur acuité et leur intérêt humain.

Jack London, qui était un militant actif dans le mouvement ouvrier, s’est toujours opposé à tout accommodement avec la bourgeoisie capitaliste. Il n’avait confiance que dans les luttes dont il attendait l’émancipation du prolétariat.

Ce romancier puissant a aussi écrit des contes merveilleux : La Fille des neiges et L’Appel de la forêt, L’Amour de la vie, Contes des mers du Sudqui sont un mélange de pureté, de pittoresque, d’ingéniosité et de grâce. Un souffle frais de la nature et d’humanité traverse ses contes ; les sentiments qu’il analyse ne sont pas ni artificiels, ni abstraits. L’imagination colorée se mêle à la réalité, les rêves aux aspirations toujours plus élevées, car il aime passionnément la vie et désire sans cesse l’harmonie intérieure.

Son génie romanesque s’affirme déjà avec une intensité singulière dans La Vallée de la Lane où son art de narration atteint la perfection. Jack London a également étudié les mœurs, les caractères, les vices, les bizarreries et les extravagances des hommes dans Les Mémoires d’un buveur et dans La Brute des cavernes. D’autres romans caractéristiques comme La Peste écarlate, Le Tourbillon, Le Cabaret de la dernière chance, frappent par le réalisme saisissant du tempérament humain, par l’analyse des passions opposées et des penchants morbides.

Par contre, l’amour, la tendresse et la pitié se manifestent dans Enfants du froid et dans Radieuse aurore qui dégagent la douceur, le charme et la sincérité de l’écrivain.

C’est pendant la guerre mondiale, en 1916 que Jack London mourut à l’apogée de sa carrière.

Dans la littérature américaine il est considéré comme un romancier véridique de la nature et des passions humaines, mais également comme un des meilleurs observateurs et peintres du monde ouvrier.