Communiqué de FO

Sécurité sociale : Convention de sur-objectifs et de sous-moyens

, Jocelyne Marmande

Recommander cette page

Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

L’Assurance maladie en France est soumise au respect d’une Convention d’Objectifs et de Gestion (COG) passée tous les 5 ans avec l’État. Depuis plusieurs années, elles permettent notamment d’imposer réductions de personnels, de budgets de fonctionnement et d’action sanitaire et sociale.

Relever les défis importants de notre système de santé ne va pas être possible, avec un vieillissement de la population et une augmentation des maladies chroniques.

La prochaine convention pour l’Assurance va donc être signée par son président pour la période 2018-2022 avec une majorité toute relative. Elle imposera à toute la branche Maladie de la Sécurité sociale une réduction encore plus drastique de ses moyens humains et financiers : 1 541 postes à supprimer par an sur 5 ans, diminuer son budget d’action sanitaire et sociale de presque 20% !

Tous les gouvernements successifs semblent croire qu’un budget est bien géré quand il n’y a personne pour s’en occuper ! Ou mieux encore, un budget est bien géré quand il est quasi-inexistant !

Nous constatons également que, depuis 2014 et d’ici 2022, cela fera près de 20% des effectifs de l’Assurance maladie qui auront disparu…

Pas besoin de RCC (Rupture Conventionnelle Collective) à la Sécu, elle existe déjà depuis longtemps ! On l’appelle COG.

La pérennité de notre modèle de Sécurité sociale à long terme doit s’affranchir de cette vision libéralo-financière imposée. L’austérité budgétaire n’est pas la réponse pour gérer la Sécurité sociale.

A propos de cet article

Sur l’auteur

Jocelyne Marmande

Secrétaire confédérale - Secteur Protection sociale


Assurance Maladie - Allocations Familiales - Recouvrement - Commission nationale des Accidents du travail et Maladies Professionnelles - Prévention-Hygiène-Sécurité


Envoyer un message à Jocelyne Marmande

Sur le même sujet

Vidéos sur le même sujet

Mots-clés associés

En complément

Newsletter - Communiqués

Abonnez-vous à la lettre d’information « Communiqués de Force Ouvrière »

Agenda

Tous les événements à venir

  • Mercredi 21 février de 10h45 à 10h50

    L’AFOC sur France 3
    Emission télévisée de l’Institut National de la Consommation, réalisée en partenariat avec l’AFOC : « (...)
  • Mercredi 21 février de 13h45 à 13h50

    L’AFOC sur France 2
    Emission télévisée de l’Institut National de la Consommation, réalisée en partenariat avec l’AFOC : « (...)

Éphéméride

20 février 1908

12 militants de la CGT accusés d’injure à l’armée et de provocation à la désobéissance
Procès retentissant de douze militants de la CGT, accusés par le gouvernement Clemenceau d’injure à l’armée et de provocation à la désobéissance. Le prétexte de ce procès, que Jaurès jugea odieux et contraire au droit, fut le fameux Manifeste adressé à la classe ouvrière et signé par les 77 membres du (...)

Procès retentissant de douze militants de la CGT, accusés par le gouvernement Clemenceau d’injure à l’armée et de provocation à la désobéissance. Le prétexte de ce procès, que Jaurès jugea odieux et contraire au droit, fut le fameux Manifeste adressé à la classe ouvrière et signé par les 77 membres du Comité confédéral, dans lequel la CGT protesta avec énergie contre les tueries abominables de Narbonne et félicitait les soldats qui avaient refusé de tirer sur les ouvriers. cette affaire, venue devant la Chambre, le ministre de la Justice Briand désavoua l’avocat général. Le gouvernement qui voulait atteindre la CGT, fut ridiculisé et condamné. Le jury acquitta les douze militants, parmi lesquels figuraient Griffuelhes, Merrheim, Pouget, Luquet, Delesalle, Monatte, Janvion. L’acquittement a produit une grande joie parmi les travailleurs et a donné une stimulation morale encore plus forte à l’action syndicale.