Si nous sommes en guerre, la Fédéchimie FO refuse que les salariés des industries soient de la chair à coronavirus !

Communiqué FO Chimie par Fédéchimie

Jean Claude MOSCHETTI/REA

Dans nombre de nos industries très rentables et bénéficiaires, le maintien de la production est une activité seulement essentielle aux profits des actionnaires et en aucun cas à « la vie de la Nation ».

« Nous sommes en guerre » et si nous n’avons plus le droit de voir nos proches, nous avons l’obligation d’aller au boulot !

« Nous sommes en guerre » et visiblement l’accès aux tests de dépistage n’est pas égal selon la place qu’on occupe dans la cordée !

Dans le Rhône, il aura fallu hier matin qu’une quarantaine de travailleurs débrayent chez Coatex pour obtenir quelques aménagements organisationnels permettant de respecter les gestes barrières dans le cadre de la continuité de l’activité décidée « car en Chine et en Italie, l’activité du groupe Arkema ne s’est pas arrêtée ». A la SMAD, un atelier continue de tourner alors qu’un cas de contamination parmi le personnel est avéré.

Les entreprises qui réduisent leur activité le font en fonction de la demande mais pour les autres, le cours du pétrole est une aubaine !

Les centaines de millions d’euros que le gouvernement a refusé aux hôpitaux dans les dernières années, avec le résultat que l’on voit, vont aujourd’hui être versés sous formes d’aides aux entreprises. Et cela quand bien même ce sont les exonérations de cotisations sociales déjà acquises qui ont provoqué le démantèlement de l’hôpital, la réduction du nombre de lits et de personnels !

Pour la Fédéchimie FO, les aides publiques doivent aller aux entreprises en réelles difficultés et l’activité dans cette situation doit être aménagée pour que la santé des travailleurs et de leur famille soit préservée.

Le double discours sur la sécurité ça suffit !

La Fédéchimie appelle ses syndicats à faire exercer le droit de retrait dès lors que l’organisation du travail ne permet pas le respect strict des gestes barrières !

Dans tous les cas, les entreprises bénéficiaires doivent prendre en charge le coût des arrêts ou des aménagements organisationnels nécessaires pour préserver la santé des salariés !

La rémunération des salariés placés en chômage partiel doit être maintenue dans son intégralité !

Fédéchimie Secrétaire général

Sur le même sujet

Etat d’urgence sanitaire : réaction FO

Communiqué de FO par Yves Veyrier

La Confédération FO a pris connaissance du projet de loi d’urgence sanitaire, qui prévoit plusieurs ordonnances dont il faudra aussi être vigilant.
Pour FO l’urgence doit être celle de la protection de la santé de l’ensemble de la population qui passe par la protection des salariés, de leurs (...)

Retour à l’école à partir du 11 mai ? Interrogations, inquiétudes, colère

Coronavirus / Covid19 par Evelyne Salamero

L’annonce de la réouverture progressive des écoles, lycées et collèges à partir du 11 mai n’en finit pas de provoquer des remous. Parmi les parents, les personnels, mais aussi les médecins et les maires, les réactions vont de l’inquiétude au refus d’obtempérer tant que les conditions d’une protection sanitaire maximale n’auront pas été réunies. Pour la fédération FO de l’Enseignement, cela exige notamment un dépistage généralisé des élèves et des personnels, comme le CHSCT ministériel du 3 avril dernier l’a d’ailleurs confirmé. Elle a décidé de lancer une pétition en ligne pour soutenir sa revendication.