Communiqué de FO

Stop à la grande braderie des actifs publics !

, Nathalie Homand

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Parus-Corax [CC BY-SA 4.0]

Le Sénat examine actuellement le projet de loi PACTE sur la croissance et la transformation des entreprises et vient successivement de rejeter la cession de parts détenues par l’État dans deux entreprises (Aéroports de Paris et Française des jeux) puis de l’accepter pour une troisième (Engie).

A cette occasion, Force Ouvrière rappelle son opposition ferme à la cession d’actifs détenus actuellement par l’État dans les entreprises visées qui confirme la volonté du gouvernement d’accélérer le désengagement de l’État tout en ouvrant la voie à de futures privatisations.

Pour FO, cette politique consiste à terme à appauvrir et affaiblir l’État. Elle témoigne d’une vision à courte vue, guidée par de simples considérations budgétaires et dépourvue de clairvoyance stratégique. A cet égard, le bilan calamiteux et le manque à gagner considérable pour les finances publiques associés à la privatisation des sociétés d’autoroute devrait servir utilement de pense bête au gouvernement…

Au-delà de ce volet particulier du texte (qui pour mémoire ne figurait pas dans la version initiale du projet de loi), Force Ouvrière suit attentivement l’évolution de son examen parlementaire et reste mobilisée contre une série de dispositions très préjudiciables (seuils sociaux, forfait social, épargne retraite…). En pleine crise sociale majeure, le projet de loi PACTE apparaît plus encore qu’à sa naissance en totale déconnexion avec les préoccupations économiques et sociales exprimées dans le pays.

A propos de cet article

Sur l’auteur

Nathalie Homand

Secrétaire confédérale au Secteur de l’Economie et du Service Public


  • Economie, Fiscalité
  • Politiques et filières industrielles et de services
  • Fonction publique, Service Public et politiques publiques (dont AFPA)
  • AFOC et Logement

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En Grande-Bretagne, le Premier ministre travailliste Clement Attlee annonce qu’en Inde « le pouvoir serait transféré à des mains indiennes, au plus tard en juin 1948 ». Sur place, lord Mountbatten, dernier vice-roi, organise le partage des deux futurs États du Pakistan musulman et de l’Inde, sans éviter une terrible guerre de religion et l’exode massif des populations : 4 millions de sikhs avaient fui le Pakistan, et 6 millions de musulmans s’y étaient réfugiés. Les six cents États princiers et leurs 89 millions d’habitants durent intégrer l’Union indienne. Proclamée République indienne souveraine et indépendante, celle-ci n’en accepta pas moins d’entrer dans le Commonwealth rénové. Le Pakistan adopta la même attitude politique en 1955.