[Théâtre] « Le réserviste » du travail vit sur sa réserve

Culture par Michel Pourcelot, journaliste L’inFO militante

Travail et chômage, un couple qui franchit allègrement les portes de l’absurde dans cette pièce au Théâtre de Belleville, à Paris, jusqu’au 30 octobre 2018.

La pièce commence sur le choc. Un chômeur se découvre « réserviste » quand un conseiller d’une agence pour l’emploi, un tantinet anar, lui explique qu’un certain taux de chômage est jugé nécessaire par le système néo-libéral à fin d’exercer une pression sur ceux qui travaillent et de mieux les tenir à merci. Ces chômeurs constituent la réserve. Il en fait partie.

Marx, Madonna et la bière belge

Et la lumière illumine alors notre Candide qui s’ignorait si important. Même Karl Marx évoque cette notion. Réserviste, une place à tenir, pour lui le loser chômeur. Et un travail de longue haleine entretenu par de la bière belge, au rôle conséquent, comme celui de Madonna, dans cette histoire signée par justement un natif d’outre-Quiévrain, Thomas Depryck, jeune auteur primé, dont une fois pour Le Réserviste.

 

Le Réserviste, texte de Thomas Depryck, mise en scène d’Alice Gozlan, avec Julia de Reyke, Mélissa Irma et Zacharie Lorent.
Jusqu’au mardi 30 octobre (le lundi et le mardi à 21h15, le dimanche à 20h30), au Théâtre de Belleville, 94 rue du Faubourg du Temple 75011 Paris M° Goncourt (L11) ou Belleville (L2 ou 11), Bus 46 ou 75. Durée du spectacle 1h20. Tarifs : de 10 à 25€. Réservations : 01 48 06 72 34 et reservations@theatredebelleville.com
Plus d’infos sur le Net : www.theatredebelleville.com

Sur le même sujet

A plates coutures : des Lejaby mises en pièce

Théâtre par Michel Pourcelot, journaliste L’inFO militante

S’inspirant du très médiatisé conflit à l’entreprise textile Lejaby, la pièce A plates coutures n’ambitionne pas d’en retranscrire à nouveau les arcanes mais de créer un spectacle musical autour des femmes confrontées au monde du travail et cela à travers celles qui ont été frappées par ce drame social. Et aussi de démontrer que les luttes n’excluent pas l’humour.