Transilien : les cheminots mobilisés contre les fermetures de gares

InFO militante par Clarisse Josselin

L es effets du contrat passé en décembre 2020 et pour quatre ans entre la SNCF et Île-de-France mobilité (IDFM), l’autorité organisatrice des transports publics dans la région, commencent à se faire sentir. Pour baisser les coûts d’exploitation, IDFM impose notamment de réduire les périodes d’ouverture des gares, parfois drastiquement. Certaines gares deviendront de simples haltes, les agents viendront vérifier que les systèmes d’information et les machines fonctionnent, mais l’idée est de rendre le voyageur autonome grâce à la digitalisation, excluant de fait certaines catégories de personnes, dénonce la fédération FO-Cheminots.

Une perte de 300 euros par mois

Cette nouvelle organisation va déshumaniser les gares et entraîner des suppressions de postes. Pour les agents commerciaux, chargés de vendre des billets et d’informer les voyageurs, cela va se traduire par des restructurations avec à la clé des mutations, une dégradation des conditions de travail et une baisse de rémunération liée à la fin des heures de nuit. FO-Cheminots évalue les pertes à 300 euros par mois.

Les présentations de réorganisation ont démarré sur les réseaux de Paris-Nord et de Paris-Saint-Lazare, pour une mise en œuvre prévue au printemps prochain. Le 1er décembre, FO-Cheminots et deux autres syndicats ont appelé les agents de tout le réseau régional à faire grève, avec un rassemblement devant le siège de Transilien à Saint-Denis. Une précédente grève avait déjà été organisée en novembre. FO exige l’abandon de ces restructurations et le maintien de la présence d’agents du premier au dernier train.

Clarisse Josselin Journaliste à L’inFO militante

Sur le même sujet