Pendant que les ambulanciers assurent chaque jour les premiers soins, transportent les patients les plus fragiles et répondent aux urgences du quotidien, les organisations patronales répondent avec mépris et irrespect.
En janvier 2026, lors de l’ouverture des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) de la Convention collective des Transports Routiers et Activités Auxiliaires, elles se sont présentées sans mandat, sans proposition et avec une seule réponse : 0 %.
Depuis ? rien !
Le lundi 8 juin 2026, la FNTL-FO-UNCP a une nouvelle fois exigé la reprise immédiate des NAO face à cette injustice aberrante et humiliante envers la profession.
Les ambulanciers sont des professionnels diplômés du Diplôme d’État d’ Ambulancier (DEA). Ils exercent un métier réglementé, assument des responsabilités majeures dans la prise en charge des patients et constituent un maillon indispensable de notre système de santé.
Pourtant, leur qualification n’est toujours pas reconnue à sa juste valeur et exige toujours plus de compétences, toujours plus de disponibilités et toujours plus de responsabilités.
Pire encore : les deux premiers coefficients de la grille conventionnelle sont aujourd’hui environ 3,5 % en dessous du Smic.
Cette situation est une aberration et une humiliation pour toute une profession.
Sans ambulanciers, il n’y a pas de continuité des soins. Sans reconnaissance salariale, il n’y aura bientôt plus de professionnels pour assurer cette mission essentielle. D’ailleurs, la profession n’attire plus les jeunes et les patrons se demandent pourquoi...
Nous refusons que les salariés soient les variables d’ajustement d’un secteur
Plus de reports, plus de prétextes, la FNTL-FO-UNCP exige immédiatement :
• L’ouverture des Négociations Annuelles Obligatoires.
• Une revalorisation générale des salaires.
• Une grille conventionnelle largement au-dessus du Smic.
• La reconnaissance réelle du Diplôme d’État d’ Ambulancier et des compétences qui y sont attachées.
Leur engagement sauve des vies. L’immobilisme patronal détruit le métier.
