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Travail dominical : FO dit non aux douze dimanches par an à Paris

Emploi et Salaires par Françoise Lambert

Photo : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

Le Conseil de Paris, qui se réunit à partir du 7 novembre, doit se prononcer sur le souhait de la maire de la capitale d’ouvrir les commerces parisiens douze dimanches par an.

La proposition faite courant octobre par Anne Hidalgo, maire de Paris, d’autoriser les commerces de la capitale à ouvrir douze dimanches par an en 2017, au titre des dimanches dits « du maire », doit être soumise au Conseil de Paris le 7 novembre.

La loi Macron a permis l’extension du travail du dimanche

C’est le maximum qu’autorise la loi Macron, qui a fait passer de 5 à 12 par an le nombre possible d’autorisations d’ouvertures dominicales par les maires. Ce n’était pas à l’origine la position de la municipalité, la majorité du Conseil de Paris s’étant prononcée pour une ouverture des commerces cinq, voire sept dimanches par an.

La maire de Paris a largement critiqué la loi Macron qui a permis l’extension du travail dominical. Elle explique notamment aujourd’hui son choix par la nécessité, selon elle, de soutenir les commerces de proximité face aux grandes enseignes situées dans les Zones touristiques internationales (ZTI).

Douze zones touristiques internationales à Paris

Ces périmètres géographiques, au nombre de douze à Paris (18 en tout sur le territoire français), ont été créés par la loi Macron d’août 2015. Celle-ci autorisant les magasins situés dans les ZTI, à ouvrir tous les dimanches et jusqu’à minuit, sous réserve toutefois de l’existence d’un accord d’entreprise.

FO est opposée à la proposition de la maire de Paris d’autoriser le travail du dimanche douze dimanches par an en 2017.

« Pas de vrai bilan économique et social »

C’est totalement déraisonnable. Personne n’a fait un vrai bilan économique et social sur les conséquences de l’extension du travail du dimanche, critique Christophe Le Comte, responsable de la section fédérale du Commerce au sein de la Fédération des employés et cadres FO, Il faut des règles sociales qui s’imposent à tous pour limiter le dumping social et non tout mettre en œuvre pour déroger systématiquement aux conquêtes sociales.

Cette année, les commerces parisiens sont autorisés à ouvrir douze dimanches par an, mais c’est le préfet qui en avait décidé ainsi. Jusqu’en juin, moment où la Ville de Paris a obtenu de reprendre la main sur la question, les dimanches « dérogatoires » étaient du ressort de la préfecture dans la capitale, contrairement aux autres villes où les maires sont décisionnaires en la matière.

Françoise Lambert Journaliste à L’inFO militante

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